Après avoir présenté le spectacle « Au cœur des légendes irlandaises » devant plus d’un million de spectateurs à travers le monde, la troupe Irish Celtic était de retour en grande première dans la métropole québécoise, le 1er février au Théâtre St-Denis. Ce spectacle grandiose acclamé dans 11 pays dont la France, l’Allemagne, la Russie et la Chine, fait place aux meilleurs danseurs et musiciens des plus prestigieuses compagnies irlandaises, véritables ambassadeurs de cette culture.
On se laisse emporter par les fabuleux récits du narrateur, Paddy, qui nous conduit à travers un fabuleux voyage agrémenté de claquettes explosives, de magnifiques mélodies et de chorégraphies précises, dans un décor typique d’un bar irlandais.
Une histoire irlandaise traditionnelle
Irish Celtic, c’est l’histoire de Paddy, ce vieil Irlandais catholique, propriétaire de son pub depuis des décennies. Il est sur le point de le léguer à son fils Diarmuid, mais ce dernier, fainéant et insouciant, préfère danser que de servir la bonne « Guinness » ou « l’alcool de la vie » (whisky) aux clients du bar Irish Celtic. Mais avant de devenir propriétaire, Diarmuid doit apprendre l’histoire et la culture de son pays.
Pendant près de deux heures, dans le décor de son pub, Paddy va lui conter son histoire, celle de l’île d’émeraude et de ses légendes, cette histoire qui a fait de la danse en Irlande un mode de vie à travers les générations.
Le conteur, très chaleureux et fort sympathique, s’est exprimé en français avec un bel accent irlandais. Ses histoires, pleines de drôleries et d’anecdotes, ont permis au spectateur d’en apprendre plus sur ce peuple unique et fier, empreint de liberté et d’indépendance. Ses propos ont d’ailleurs trouvé un écho auprès du public québécois en regard de leurs similitudes historiques.

Le pub Irish Celtic
Paddy déclare : « Les Irlandais ont connu trois grandes invasions : les Vikings, les Normands et les Anglais (les pires), qui ont brûlé tous les instruments de musique et défendu le chant et la danse. » Comme quoi l’anéantissement d’un peuple passe toujours par sa culture, qui est l’essence même de son identité. Les pubs sont alors devenus des endroits pour la résistance des Irlandais.
À travers les générations, c’est aussi le pub qui a toujours rassemblé les gens lors d’événements spéciaux, que ce soit un mariage ou un enterrement. Comme le dit Paddy : « Le pub est comme notre église. Nous sommes très croyants et pratiquants, nous allons à l’église tous les jours ! »

Place à la danse et à la musique !
Les récits de Paddy nous conduisent dans un fabuleux voyage à travers le temps et sont illustrés par différents tableaux, tous plus authentiques les uns que les autres. Avec les talentueux danseurs sur scène et des musiciens en live, on découvre des chansons de légende ou on reconnaît des mélodies populaires issues de longs métrages tels que Titanic, Le dernier des Mohicans ou encore Cœur vaillant.
De la toute première chanson interprétée par un artiste ressemblant étrangement au chanteur Ed Sheeran, on passe ensuite à la danse traditionnelle du balai où la dextérité du danseur de claquettes est impressionnante. Comme les pubs ont vu passer l’histoire, on remonte le temps à l’époque des druides pour assister à une magnifique interprétation d’une pièce traditionnelle irlandaise jouée à la cornemuse électronique.

On reconnaît les couleurs de l’Irlande avec les tons mélodiques de la guitare, les sons mélancoliques de la cornemuse, la touche dynamique du piano ou les mélodies rythmées du violon. Cette musique magnifiquement interprétée met la table à des danseurs fabuleux, qui électrisent le public avec leur dynamisme étourdissant et la force rythmique du son explosif des claquettes. Que c’est impressionnant de les voir danser avec autant de dextérité dans des chorégraphies précises et envoûtantes !
Une expérience immersive
Le plus intéressant demeure la façon d’amener les numéros tout en racontant, entre deux verres, l’histoire de l’Irlande, entre traditions et modernité. Que ce soit par la danse combative des hommes en kilts traditionnels, par la « Prière pour les immigrés » chantée a cappella en l’honneur du million d’Irlandais partis aux quatre coins du monde, ou bien de l’histoire du Titanic où ils ont dansé en troisième classe.
Les numéros s’enchaînent au grand plaisir des spectateurs, éberlués par les prouesses des danseurs et ravis par la musique et le chant. On entre littéralement dans le tourbillon de ce spectacle ! Les décors et costumes contribuent également à l’expérience qui permet, avant toute chose, une occasion rêvée d’entendre les chansons, les légendes, les traditions et les danses d’une culture aussi riche qu’ancestrale.
À la fin, Paddy remettra les clés du pub Irish Celtic à son fils Diarmuid, et perpétuera ainsi les traditions de l’Irlande à la prochaine génération. L’heure du dernier verre est arrivée… Avant de nous quitter, Paddy déclare : « Trinquons à l’amitié entre le Québec, Montréal et l’Irlande. Car des étrangers, ce ne sont que des amis que nous n’avons pas encore rencontrés… »


























Détails
- Le spectacle Irish Celtic est présenté au Théâtre St-Denis de Montréal du 1er au 4 février 2024. Billets en vente au https://espacestdenis.com
- Production : Les Agents Doubles Productions
- Durée du spectacle : 1h45 min avec entracte
- Narration du spectacle en français

Josée Laberge | Journaliste
Passionnée de musique depuis son jeune âge et ayant une formation de pianiste, Josée a des goûts musicaux très éclectiques. Dévorant la culture sous toutes ses formes, elle adore assister à des spectacles ou événements de tous genres, afin de partager sa passion pour la richesse de la culture québécoise et de ses nombreux artistes talentueux.

Patricia Duval | Photographe
Passionnée par la musique et les arts depuis son jeune âge, elle a découvert il y a quelques années la passion pour la photographie. Elle carbure aux défis, adore les festivals et capter l’émotion. Elle a une piqure pour le country, si vous voyiez une petite noire dans un pit de spectacle ou en train de courir partout pour s’assurer d’avoir une belle photo, c’est bien elle.
