Après avoir fait la pluie et le beau temps dans District 31, Sébastien Delorme attaque une nouvelle quotidienne hautement attendue. Le premier épisode de la nouvelle série Indéfendable sera diffusé le lundi 12 septembre à 19 h sur TVA.
Voici des entrevues réalisées avec Sébastien Delorme, Anne-Élisabeth Bossé, Michel Laperrière et Hubert Proulx lors du visionnement de presse médiatique du 6 septembre.

À la découverte des personnages
Sébastien Delorme personnifie Me Léo MacDonald, un avocat de la défense dévoué. Il travaille très fort. Selon ce qu’on peut percevoir dans la série, il a un certain talent. « Je pense qu’il est avocat de la défense parce qu’il est profondément humain. Il accompagne des gens qui vivent des moments difficiles. Malgré la condition de certaines personnes, il les défend quand même en se disant que la Couronne doit être capable de prouver hors de tout doute raisonnable que l’individu dans le box des accusés est coupable. C’est l’être humain avant tout. L’avocat de la défense existe parce qu’il y a des moments de vie qui ne sont pas nécessairement linéaires (tels que des accidents et des moments de chaos). Je crois que la flamme et la fonction de ses personnes sont de défendre des gens dans des moments difficiles. J’aime penser que Léo est un superhéros juridique qui aide les gens. »
Anne-Élisabeth Bossé incarne Me Marie-Anne Desjardins. Celle-ci est très organisée, elle est à son affaire. Elle a un franc-parler. Elle sait ce qu’elle veut, elle a beaucoup d’humour. C’est une femme qui est tout le temps là pour les autres. Elle devra surmonter une peur et un traumatisme en retournant plaider après avoir été étranglée deux ans plus tôt. Après que Léo et André la mettront devant le fait accompli (de plaidoyer à nouveau), elle sortira de sa zone de confort. Elle retrouvera sa confiance en elle.
Michel Laperrière campe Me André Lapointe, le doyen du bureau. Il agit comme mentor à Léo et pour tout le monde qui travaille dans le cabinet. On voit dans les premiers épisodes qu’il parle d’éventuelle retraite (il est âgé de 65 ans), mais on verra qu’avec les événements qui surviendront que la retraite n’est pas pour tout de suite. On découvrira le personnage en pleine crise existentielle. « André passe par beaucoup d’émotions en montagnes russes. Il est en remise en question face au métier qu’il pratique et dans sa vie. »



La première grande intrigue
Hubert Proulx incarne Pierre Poirier, un personnage épisodique qu’on pourra voir dans les 12 premiers épisodes. Celui-ci a un trouble dissociatif de l’identité. En d’autres termes, il a des personnalités multiples. C’est un très lourd cas psychiatrique. C’est un abuseur, un agresseur et un multirécidiviste. Il est sous l’emprise de son frère. Les rapports avec son entourage ne sont pas clairs. Pierre est un patient du Dr Charbonneau (Christian Bégin) dans une institution psychiatrique. L’intrigue commence lorsqu’il tue son frère au domicile de son psychiatre. Il y aura un procès pour déterminer s’il est coupable ou s’il ne l’est pas. C’est un gros cas lourd. Il est extrêmement imprévisible. Il est très difficile à cerner. « C’est le fun à jouer, mais c’est intense quand même parce qu’on est allé loin dans l’émotion. J’aime l’intensité, je suis quelqu’un d’intense. Je n’ai pas eu peur d’y aller à fond », dévoile l’acteur.


Justice avec un grand J
Dans l’un des deux premiers épisodes présentés au média, André dit de Léo que sa vision de la justice est celle avec un grand J. Qu’est-ce que l’interprète de ce personnage en pense, me dites-vous ? « La justice, c’est que tout le monde a le droit à un procès juste et équitable. Tout le monde a le droit d’être bien défendu. Si tu n’as pas toutes les preuves pour démontrer qu’il est coupable, il ne l’est pas. C’est à la Couronne de vraiment prouver qu’il est coupable. C’est ça la joute que mon personnage joue », déclare Sébastien Delorme.
Comme mentionné précédemment, Léo a un certain talent et il se retrouve avec plusieurs causes importantes. Sur chacun de ces cas, il doit déterminer les meilleurs arguments pour convaincre les jurés et le juge. « Comment arriver à défendre quelqu’un (sous quel angle) ? Comment montes-tu ta défense ? Est-ce que tu montres que c’est un bon gars ? Est-ce que tu montres qu’il y a eu des fautes de l’autre bord ? », mentionne l’acteur.



De beaux scoops qui s’en viennent, dévoile Anne-Élisabeth
Si les premiers épisodes établissent ce qu’il se passe à la cour et au cabinet afin de mettre les bases de ce métier, on en saura davantage sur la vie personnelle de Léo et de Marie-Anne au fil de la saison. « Marie-Anne est célibataire depuis peu. Elle essaiera de sortir de son célibat et d’ouvrir sa carapace. Il y a de belles choses qui arrivent pour elle. Elle garde tout pour elle, elle ne s’affiche pas vraiment », souligne Anne-Élisabeth Bossé.
Son personnage nous fait penser à celui de Chloé (et sa spontanéité légendaire) dans la série En tout cas. « Lorsqu’il arrive une situation, elle tente de la désamorcer par l’humour. Quand il y a beaucoup de désespoir, c’est elle qui sortira la phrase la plus ridicule pour essayer de détendre l’atmosphère », admet l’actrice qui adore l’ironie, le sarcasme et la dégaine de Marie-Anne.

Un des plus grands défis de sa carrière, estime Hubert
Même si son personnage commet l’irréparable en tuant son frère sèchement, Hubert Proulx avoue que son personnage n’est pas un méchant. « On ne le déteste pas. Je te dirais plutôt qu’on a pitié de lui. C’était l’objectif qu’on s’était fixé. Je n’ai jamais joué un rôle où on a pitié de mon personnage. C’est comme une victime de lui-même. Les cas lourds en psychiatrie, c’est ceux qui passent dans les craques et qu’on ne s’occupe pas. Léo McDonald décide de s’occuper de lui et ça le bouleverse. »
Au début de l’intrigue, Pierre est très confus et il cherche à comprendre ce qui s’est réellement déroulé. Le défi d’acting était gigantesque d’autant plus que c’est une quotidienne dans des conditions qu’on tourne à une vitesse effrénée, déclare l’acteur. « Même si je pouvais bien me préparer à faire mon parcours émotionnel, ça se passait dans le moment présent avec mes partenaires de jeu. Tout ce que j’avais à faire, c’était d’être en ouverture et dans la générosité d’y aller. Je devais intérioriser toute cette folie-là. Il fallait que quelque chose explose, mais je ne voulais pas que ce soit tout en extérieur. Alors, j’ai décidé de le faire plus imploser. »


Une nouvelle quotidienne pour Sébastien et Anne-Élisabeth
Après avoir vu son aventure dans District 31 terminer brusquement (le décès de son personnage), Sébastien Delorme a sauté à pieds joints dans une nouvelle quotidienne. Si les deux plateaux se ressemblent énormément autant au niveau du rythme imposé ainsi que de la quantité de travail, il avoue qu’il doit travailler plus fort pour défendre les causes de son personnage (les procès sont les moments phares). « Je veux bien faire mon travail et être le plus crédible possible. C’est mon défi. Ce sont de longues plaidoiries et des pages de texte. Ce sont des mots qui sont écrits. C’est de l’encre sur du papier blanc. Et moi, je dois faire vivre ça. Je dois donner de la vie et de l’humanité à ses textes. Je dois faire douter et je dois tendre des pièges aux gens qui sont à la barre. C’est une belle et magnifique partition à jouer », souligne l’acteur.
Quant à elle, Anne-Élisabeth Bossé retourne sur une quotidienne après avoir fait partie des quatre premières de 30 vies. « Le défi est toujours le rythme. Je savais comment ça allait se passer. Je ne suis pas trop tombé des nues. C’est un marathon. On reste soudé ! » De son côté, Michel Laperrière participe à sa première quotidienne.
Catherine Renaud incarne Sarah Desbiens, conjointe de Léo MacDonald


Autres photos de la distribution














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