Lundi soir dernier, 26 juin, avait lieu la première médiatique, de Hair – La comédie musicale. La communauté artistique s’est réunie afin de découvrir l’union de ce bel ensemble « Peace & Love ».
Le public a eu droit à un spectacle enlevant, une dose de fraicheur et de vérité mettant en lumière plusieurs tabous! Ça donne le goût de se lâcher lousse et de rejoindre les hippies dans leurs valeurs d’acceptation et d’amour. Que dire de la qualité des chorégraphies et de la justesse des interprètes, qui vous donnera le sourire aux lèvres par leur sens du « timing » comique et les frissons par leurs essences et la profondeur des propos. Une bonne dose de rire et aussi plusieurs moments très touchants.

Avertissement, vous aurez surement envie de vous faire aller le bassin la journée suivant le spectacle ! On suit les personnages dans une quête sur l’acceptation de soi, l’ouverture au dialogue entre les générations, on dénonce la violence faite aux femmes, et aux minorités et l’on repousse les limites du sexe, drogue et rock, pour un public averti. On a eu droit à plusieurs scènes « olé olé », plutôt osées, ayant pour bu de surprendre, mais aussi de dénoncer. Dans ces décors minimalistes, on s’en plutôt l’énergie du groupe et la force de l’esprit libertin, en communion avec la nature. On découvre une soif de prendre position et l’envie d’incarner le changement.
Parmi les six rôles principaux, Kevin Houle se démarque par son charisme, sa folie et son envie constante de repousser les limites. C’est un personnage qui semble ne pas vouloir s’assagir, qui virevolte dans tous les sens et qui en soi est un élément de surprise. L’audience a semblé aussi tomber sous le charme de Hud, interprété par Maxime-Olivier et de Woof, interprété par Félix Lahaye. Une production très talentueuse aux personnalités colorées.

La première médiatique a été forte en rebondissement. Après plusieurs scènes en deuxième partie, passées dans le délire de Claude, le personnage principal, une interruption de courant a laissé place à beaucoup d’intrigue. C’est lors d’un monologue du personnage de Claude Bukowski, incarné par Philippe Touzel qu’est survenu l’incident. Ce qui semblait tout d’abord être un effet de lumière s’est vite avéré être un grand rebondissement, plongeant le St-Denis dans le noir total, ce qui semblait invraisemblable.
La production a heureusement réagi très rapidement et Serge Denoncourt a quant à lui donné un choix au public « soit on arrête ça là, soit on sort les cellulaires et on continue. » Toutes les personnalités présentent lors de l’événement ont alors démontré leurs supports aux comédiens, qui prit par surprise et déçus de la tournure des événements, décidèrent à leur tour d’offrir une performance A Cappella du numéro final « Let the Sunshine In » au public.
Les interprètes ont eu la générosité de se lancer dans cet élan spontanément, acclamés par la foule, qui était restée sur sa faim, plongeant toute la salle dans un moment unique et mémorable. Cet hymne de paix et d’amour prenait d’autant plus son sens. Les comédiens sont ensuite sortis de scène et l’on annonça la fin de la soirée. Plusieurs spectateurs avaient déjà quitté lorsque : Coup de théâtre ! Après quelques minutes, l’électricité revint et laissa place au cours normal du spectacle, après un énorme défi relevé par tous les techniciens sur place.
C’est un spectacle qui donne envie de penser au positif et d’arrêter de banaliser les gestes violents et les discriminations. Je le conseil à tous, pour ouvrir le dialogue avec vos proches ou encore pour avoir le cœur léger et passer une soirée tout en Flower Power.


















Audrey-Anne Séguin | Journaliste

Patricia Duval | Photographe
Passionnée par la musique et les arts depuis son jeune âge, elle a découvert il y a quelques années la passion pour la photographie. Elle carbure aux défis, adore les festivals et capter l’émotion. Elle a une piqure pour le country, si vous voyiez une petite noire dans un pit de spectacle ou en train de courir partout pour s’assurer d’avoir une belle photo, c’est bien elle.

1 thought on “Hair ne laisse personne indifférent, une première médiatique tout en surprise”