Le coup d’envoi de la 17e édition du Grand sapin de Sainte-Justine de la Fondation CHU Sainte-Justine a eu lieu le 2 décembre. L’objectif est de faire briller le Grand sapin de 600 000$. Avec seulement 5 $, chaque don fait briller l’espoir.
Voici une entrevue réalisée avec Marie-Fée Pellerin [elle qui a reçu un diagnostic de cancer le 25 décembre de ses 14 ans] ainsi que les photos de l’événement de lancement de la campagne.
Marie-Fée Pellerin, ambassadrice
Qu’est-ce qui t’a le plus marqué de ton expérience de vie en lien avec le cancer que tu as eu ?
C’est sûr que la journée où le diagnostic tombe, c’est vraiment une des plus grosses épreuves parmi tout ce qu’on vit après, parce que c’est comme le moment d’incertitude. On ne sait pas si on va survivre, on ne sait pas si ça va bien se passer, on ne connait pas le pronostic. Donc, c’est sûr que c’est très stressant, et c’est difficile à vivre. On ne peut jamais oublier cette inquiétude, puis la peur de la mort, de la maladie aussi.
En quoi penses-tu que ta vie a changé ?
C’est sûr qu’on réalise plus la valeur des choses et que le temps passe vite. Donc après ça, on développe un peu une phobie de manquer des opportunités. On veut tout faire ce qu’on veut faire. On veut continuer à s’impliquer. Se lever le matin, avoir une journée où on fait des choses, où on est productif, où on sent qu’on a vécu la vie.
En deux ou trois mots, qu’est-ce qui résume le plus ton parcours de vie?
Difficile, mais lumineux. C’est sûr que c’est très difficile, on ne va jamais se le cacher. C’est une épreuve par laquelle on ne passera pas nécessairement deux fois. On l’espère. C’est comparable à rien d’autre qu’on peut vivre. Au final, ça m’a tellement apporté de belles choses. Ça reste encore difficile parfois, mais c’est ça.
Est-ce que tu as l’impression d’avoir une épée de Damoclès ou une phobie face à un éventuel retour ?
Parfois, oui. Surtout au début, ça fait quatre ans et demi. Au début, j’avais peur pas mal souvent. Beaucoup de fois par année, j’appelais Sainte-Justine. Mais maintenant, je n’ai plus la ligne directe. Je ne peux plus appeler. Mes inquiétudes ont un peu diminué.
À partir du moment que tu as eu le diagnostic, quand est-ce que tu as eu ton premier Noël heureux ?
Je ne suis jamais très de bonne humeur à Noël, mais j’ai toujours eu des Noëls heureux. C’est sûr que Noël, ça reste pour moi un peu un mauvais souvenir. […] Tout le monde s’en souvient que c’était la journée du diagnostic…



Tu as aussi envie de contribuer à des fondations comme celle-là pour pouvoir aider la cause des enfants. Donc, parle-moi de cette envie que tu as eue ?
C’est sûr que j’ai l’envie de redonner à Sainte-Justine, mais j’ai surtout envie de faire quelque chose de beau avec ce que j’ai vécu et de faire quelque chose d’utile. Donc, pas juste que mon histoire soit une histoire triste, une histoire négative, mais aussi quelque chose de très beau. Donc, c’est pour ça que je suis ici aujourd’hui. Je fais aussi des projets avec le Bureau du Patient Partenaire, et la Fondation CHU Sainte-Justine.
Tu as vraiment l’impression de donner une lumière dans le cœur des gens qui traversent des périodes plus difficiles, autant les enfants que les parents?
Oui, je pense que ça peut être encourageant pour les gens de voir qu’il y a quelqu’un qui a eu le cancer, et que maintenant, c’est une personne qui fait des activités normales, qui peut s’impliquer au sein de l’université et au sein de la communauté.
Comme ce n’est pas ta première année en tant qu’ambassadrice du Grand Sapin de Sainte-Justine; comment t’impliques-tu ?
On a fait de la publicité avec les petits bonhommes. On donne des entrevues aussi. On fait des entrevues en direct à la radio. Sinon, il y a d’autres projets qui vont venir cette année, mais qu’on ne peut pas encore dévoiler.



Qu’est-ce qui t’interpelle le plus de cette cause?
C’est sûr que c’est comme ma cause. J’ai vécu ici à Sainte-Justine. J’ai reçu beaucoup de soins. Cette année, avec Le Grand Sapin, on a un objectif de 600 000 lumières, donc 3 millions de dollars; ce qui est très impressionnant. Je suis certaine qu’on va l’atteindre. On est presque à la moitié au moment que je te parle.
Qu’est-ce qui te rend le plus fière de cette cause et de ton implication ?
L’année dernière, j’étais très fière puisqu’on a presque doublé l’objectif et plus. Donc, c’était vraiment impressionnant de voir que de sortir dans les médias, ça peut avoir un gros impact. Sinon, je pense que c’est beaucoup le travail de la Fondation avec les graphismes et les vidéos qu’ils ont faites qui sont très accrocheurs.
Pourquoi faudrait-il donner de l’argent pour allumer des lumières ?
Les lumières servent à illuminer le Grand Sapin oui, mais à ramasser des fonds pour la Fondation Sainte-Justine. L’hôpital Sainte-Justine sert à tous les enfants du Québec, que ce soit les enfants de la région ou les enfants de la ville. Donc, on ne sait jamais à quel moment on peut se retrouver ici. Même si on habite en région, c’est très possible qu’on ait besoin de l’hôpital Sainte-Justine.
Qu’est-ce que tu te souhaites dans les prochaines années ?
Mon rêve, c’est d’aller en médecine. Je suis actuellement en sciences infirmières, mais j’aimerais aller en médecine après le bac. Donc, ça, c’est ce que je me souhaite. Faire de la recherche!
Fred Pellerin, ambassadeur


Guy A. Lepage, ambassadeur


Anouk Meunier, ambassadrice



José Gaudet, Isabelle Racicot et Sébastien Benoit

Éléonore Lagacé, Nathalie Choquette et Ariane Lagacé


Éléonore Lagacé



Mia, 13 ans – Visage du Grand sapin jeunesse




Autres photos de l’événement










Frédéric Lebeuf | Journaliste & Photographe
Grand passionné de musique rock, metal, metalcore et post-hardcore, Frédéric adore assister à des concerts de ses artistes préférés qui gravitent autour de son palmarès hebdomadaire. Passionné de lifestyle et de télévision, il reste à l’affût pour couvrir des événements de tout genre. Son premier album qu’il a acheté est Americana de The Offspring.
