Les grands spectacles de la Fête nationale dans la capitale nous ont dévoilé, jeudi dernier, un extrait de ce à quoi l’on peut s’attendre du spectacle du 23 juin prochain.
Une Fête nationale en musique, en union et à l’image d’un Québec diversifié, qui se souvient.
Les Vulgaires Machins assureront la première partie, qui promet d’être des plus décoiffantes et enlevantes, sur la scène principale sur les plaines d’Abraham dès 19h.


« L’an passé, il y avait des chœurs et on a fait suite à ça cette année. C’est une continuité dans laquelle on a réfléchi. On voulait amener la chose autour du plaisir des gens à être ensemble sur scène, à travers la musique. Émile Bilodeau est le cœur, le centre de la toile d’araignée. C’est quelqu’un d’heureux, qui aime tous les artistes, qui aime partager, échanger et qui rassemble. On avait le goût que ce soit rassembleur. »
– Daniel Laurin, Directeur artistique
L’équipe du spectacle sous-entend aussi que la recette est simple pour le spectacle de cette année « On veut faire un spectacle pour le public présent et que ce soit représentatif d’un paysage musical métissé serré. »
« On veut que les artistes chantent en se regardant entre eux, en s’adressant à la foule et en faisant ce qu’ils aiment le plus faire et non pour les caméras. On espère que les gens à la maison seront aussi au rendez-vous évidemment. Ça se sent que les musiciens ont l’envie d’être là. Plusieurs d’entre eux ont déjà collaboré ensemble et sont heureux de se retrouver. On veut aussi offrir une proximité entre les artistes et le public », souligne également M.Laurin.


Citations en vrac
« Ce qui est fou, c’est que tout le monde a eu une prise de conscience pendant la pandémie. Peut-être qu’avant on prenait des choses pour acquis comme faire des spectacles. On ne sait jamais ce qui pourrait arriver. Le retour n’est pas le même non plus. Les gens ont soif. »
– Imposs (Muzion)
« On est conscient de qui nous écoute et qui se reconnaît en nous. Pour nous, c’est ça le plus important. Les divisions se sont fait sentir pendant la pandémie, on ne l’a pas tous vécu de la même façon et maintenant qu’on se réunit à nouveau et qu’on décide de célébrer le « NOUS », on se demande c’est qui nous en ce moment…. On veut que le portrait soit représentatif de la réalité. Les gens ont besoin d’être ensemble. »
– J.Kyll (Muzion)
« On veut montrer que tout le monde est uni, qu’on se doit d’être courageux et ne pas céder devant la peur. »
– Dramatik (Muzion)
« Ce sera comme un rendez-vous autour de l’îlot de cuisine. C’est ça qu’on veut, se sentir chez soi, comme à la maison, en famille, décomplexé complètement. Dans notre quête à l’identité, on peut vivre dans quelque chose d’épanoui et de mouvant, qui change, tout en respectant les racines, autant que de rester ouvert sur le monde. On va vivre quelque chose d’inexplicable et c’est ça la musique, c’est intangible et c’est ce qui fait que c’est beau. »
– Louis-Jean Cormier


Le casting légendaire composé, entre autres, de Laurence Jalbert, Patrick Norman, Louis-Jean Cormier, Émile Bilodeau, Muzion, Pierre Kwenders et Marilyne Léonard nous feront vivre un moment de célébration, de fierté, d’histoire et de fête !!
Il y aura aussi une belle rencontre entre deux houses band dont celui d’Émile Bilodeau, les Vulgaires Machins, dans des numéros sous la direction d’Antoine Gratton (chef d’orchestre), liant de nombreux artistes. L’engagement est aussi un des points en commun pour plusieurs des artistes que l’on aura la chance d’admirer sur scène à 20h ou sur les ondes de Télé-Québec en différé à 21h30.







Le numéro d’ouverture « Je lève mon verre » donnera assurément envie de trinquer avec ceux qu’on aime, frissons garantis. « … à ceux qu’on a pendus, aux jeunes qui ne croient plus, aux préposées, aux bénéficiaires, à ceux qui ont changés de sexe, à ceux qui ne rient plus, aux vidangeurs, aux prostitués, aux professeurs, aux marginaux et ceux qui ont un cancer je lève mon verre! » Ce sera un moment d’union, il n’y a pas de doute là-dessus. Le Québec en entier s’unira aux artistes pour lever leur verre à la santé de ceux qu’ils aiment. Peut-être y aura-t-il quelques larmes à l’œil, ou même des numéros à vous en donner la chair de poule. Émile Bilodeau nous réserve une énergie, de grands classiques et du bonheur. Il nous a confié être honoré d’animer la Fête nationale, du haut de ses 26 ans.
Léane Labrèche-Dor a quant à elle dit « C’est surréaliste d’être la porte-parole, il y a aussi une fébrilité. Jamais je n’aurai pensé être porte-parole. C’est une belle surprise, c’est fou! C’est une grande opportunité de joie et à la fois, un pas pire stress. Je dois avouer que je suis un peu le mouton noir. Je n’ai jamais travaillé dans un contexte musical de ce genre… comme avec des in-ear disons. Le plus important c’est qu’on vit quelque chose de grand. »


Crédit photo pour Léane : Frédéric Lebeuf

Audrey-Anne Séguin | Journaliste
Crédit : Photos promotionnelles
