Au Festival VITA de Montréal, le sport se découvre autrement. Pendant l’événement, les jeunes peuvent essayer différentes disciplines, rencontrer des athlètes et des entraîneurs et, surtout, découvrir des sports auxquels ils n’auraient peut-être jamais été exposés. Une initiative qui met en lumière l’importance de l’activité physique chez les jeunes, mais aussi les enjeux d’accessibilité qui peuvent limiter leur pratique.
Sur le site du festival, les disciplines se côtoient et les découvertes s’enchaînent. Du kickboxing à l’haltérophilie, en passant par le plongeon et le cheerleading, le Festival VITA offre une grande variété d’activités aux familles.
Pour Robert, instructeur de kickboxing et de musculation, l’objectif est justement de montrer aux visiteurs que certaines disciplines peuvent être accessibles à un plus grand nombre de personnes qu’ils ne le pensent.
« On fait de l’initiation au kickboxing, montrer aux gens ce que c’est, l’entraînement, les techniques et tout ça », explique-t-il.
Le kickboxing peut notamment être pratiqué sans contact, selon le type d’entraînement. Il s’agit d’une discipline qui demande de la coordination, du conditionnement physique et de la technique. L’entraînement peut également être adapté au niveau de chacun.
« Le kickboxing, c’est accessible à tous les âges. Ça prend juste un sourire, de la bonne volonté et on s’entraîne fort », ajoute Robert.
Découvrir un sport que l’on ne connaissait pas
Pour plusieurs organisations présentes au festival, l’objectif dépasse la simple démonstration. Il s’agit aussi de permettre aux jeunes de découvrir des disciplines parfois moins visibles.
C’est notamment le cas du Club d’haltérophilie de Montréal. Présent au Festival VITA, Jimmy participe au fonctionnement du club depuis environ six ans. Il est également membre de son conseil d’administration, entièrement composé de bénévoles.
Sur place, il invite les jeunes à découvrir les mouvements d’haltérophilie et à essayer les équipements sous supervision.
« Je montre le mouvement à ceux qui veulent l’apprendre. Des fois, ils veulent juste toucher les haltères », raconte-t-il.
Pour lui, ces premières expériences peuvent contribuer à attirer une nouvelle génération vers ce sport.
« On essaie d’avoir plus de jeunes aussi. C’est un peu difficile. C’est plate à dire, mais le sport n’est pas trop accessible. Les prix, les coûts d’entrée, le maintien, le coaching, surtout le coaching privé, c’est malheureux », souligne-t-il.
Cette réalité rappelle que découvrir un sport ne signifie pas nécessairement avoir les moyens de le pratiquer à long terme. Les frais d’inscription, l’équipement, les installations et l’encadrement peuvent représenter des obstacles importants pour certaines familles.



Le Festival VITA comme porte d’entrée
C’est précisément sur cette possibilité de découverte que plusieurs participants insistent.
Des représentants du plongeon présents sur le site expliquent que leur discipline demeure relativement méconnue. Pour eux, un événement comme VITA permet aux jeunes de découvrir une activité qu’ils n’auraient peut-être jamais essayée autrement.
« Ça leur fait tester plein de nouveaux sports qu’ils auraient peut-être pas testés dans la vie normale », explique l’une des participantes.
Elle souligne également une réalité géographique : tous les jeunes n’ont pas accès aux mêmes installations ou aux mêmes disciplines près de chez eux.
« Il y en a qui ont pas tous les sports à côté de chez eux. Donc, ça leur fait découvrir des sports qu’ils savaient même pas que ça existait. »
Pour les jeunes athlètes rencontrés sur place, cette diversité est justement l’une des forces du festival. À un âge où plusieurs cherchent encore l’activité qui leur correspond, pouvoir essayer différentes disciplines peut contribuer à trouver un sport dans lequel ils se sentent à leur place.
Plus qu’un sport : une communauté
Le cheerleading illustre particulièrement bien cette dimension sociale du sport. Selon Cheer Québec, qui représente notamment des clubs civils et le secteur scolaire, le sport compte environ 14 000 membres au Québec.
La fédération profite du Festival VITA pour faire connaître la discipline auprès des jeunes et montrer une facette du cheerleading qui dépasse la performance physique.
« C’est de l’initiation, c’est de la découverte, fait que c’est cool de pouvoir montrer aux jeunes que ce sport-là existe », explique une représentante de Cheer Québec.
Le cheer combine notamment des éléments de gymnastique et de danse, tout en reposant sur le travail d’équipe. Pour la fédération, une plus grande visibilité peut contribuer au développement de la discipline et attirer de nouveaux pratiquants.

Une jeune athlète rencontrée au festival, Jenny, pratique le cheerleading depuis l’âge de 8 ans. Pour elle, le sport lui a permis de trouver bien plus qu’une activité physique.
« J’ai toujours été quelqu’un de vraiment sportive. Je me suis toujours cherché un sport et je n’avais jamais réussi à trouver un sport dans lequel je me sentais vraiment bien. Mais quand j’ai réussi à trouver le cheer, j’ai vraiment trouvé ma famille », raconte-t-elle.
Elle considère également que la pratique du cheer lui a permis de développer des compétences qui dépassent le cadre sportif : organisation, communication, collaboration et leadership.
« Le sport, en tant que tel, nous amène à être en grande proximité. Ça fait qu’on vit tellement des hauts et des bas que ça crée des liens pour la vie », explique une autre participante.
Donner aux jeunes la chance de choisir
À travers les différentes disciplines présentes au Festival VITA, un même constat revient : pour aimer un sport, encore faut-il avoir la possibilité de le découvrir.
Le festival crée ainsi un espace où les jeunes peuvent expérimenter, poser des questions et rencontrer des personnes qui pratiquent différentes disciplines. Une première expérience peut parfois suffire à faire naître une nouvelle passion.
Pour les organisations sportives, c’est aussi une occasion de rendre leur discipline plus visible et d’aller à la rencontre de familles qui ne les auraient peut-être pas découvertes autrement.
Le Festival VITA met donc en lumière une réalité à deux volets : le sport peut avoir un impact important sur le développement physique, social et personnel des jeunes, mais l’accès à sa pratique demeure influencé par les coûts, la proximité des installations et la disponibilité de l’encadrement.
En réunissant plusieurs disciplines au même endroit, l’événement offre au moins une première étape : permettre aux jeunes de découvrir les possibilités qui s’offrent à eux.
Et parfois, il suffit d’une première initiation, d’un mouvement essayé pour la première fois ou d’une rencontre avec un athlète pour qu’un jeune trouve enfin le sport qui lui correspond.



Collaborateur spécial : Journaliste

Frédéric Lebeuf | Photographe
Grand passionné de musique rock, metal, metalcore et post-hardcore, Frédéric adore assister à des concerts de ses artistes préférés qui gravitent autour de son palmarès hebdomadaire. Passionné de lifestyle et de télévision, il reste à l’affût pour couvrir des événements de tout genre. Son premier album qu’il a acheté est Americana de The Offspring.
Journaliste : Malorie Lefebvre

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