À compter du 11 novembre prochain, la troisième saison de Comme des têtes pas de poule sera diffusée sur Télé-Québec du lundi au jeudi à 18h30. Voici une entrevue réalisée avec l’actrice Estelle Fournier lors du dévoilement de la programmation 2024-2025 de Télé-Québec. L’actrice est également en nomination dans la catégorie Meilleur premier rôle féminin – Jeunesse lors des Prix Gémeaux du 15 septembre prochain.
Qu’est-ce qui va survenir dans cette troisième saison ?
On a une nouvelle direction parce que Victoria revient de New York. Il y a tellement de choses qui se passent dans la vie de ses frères et sœurs avec Flavie (Élia St-Pierre) qui se fait un petit chum. Ce qui est cool, c’est qu’on a un nouveau décor aussi. Elle ouvre aussi un café avec Marie (Samara Healy) et … Cindy (Devi Julia Pelletier). Il va avoir un nouveau lieu où il aura de l’action. On est moins à l’école, plus à la maison et on est au café. Ça donne lieu à plein de nouvelles péripéties et de nouvelles situations qu’on ne pouvait pas nécessairement vivre avant. On vieillit aussi. Donc, il y a d’autres enjeux.
Ton personnage célèbre ses 18 ans également…
Victoria célèbre ses 18 ans. Évidemment comme on la connaît elle tient à avoir une fête qui ne passe pas dans le beurre. Je ne sais à quel point je peux révéler cette intrigue, mais il y aura un épisode dédié à cette occasion.
Qu’est-ce que tu peux dire, chez ton personnage spécifiquement, qui surviendra dans cette nouvelle saison ?
Elle mature beaucoup, et ç’a été vraiment le fun. Maintenant, j’ai comme un recul sur les saisons précédentes et je réalise que j’ai vraiment grandi avec Victoria. Au début, je me suis inspiré de mon entourage pour bâtir ce personnage. Plus ça va et plus je me rends compte que j’ai été puisé dans moi aussi. Elle est plus sécure aussi. Au début, elle était très inquiète et elle avait besoin de rabaisser les autres. Elle était constamment en guerre avec Cindy. On voit que son voyage à New York lui a permis d’avoir une perspective différente par rapport à tous ces enjeux. Évidemment, elle continue de se mettre les pieds dans les plats. Dans la manière de résoudre et dans la compréhension des sentiments des autres, elle avance tranquillement.



Tu es nommée au gala des Prix Gémeaux présenté le 15 septembre prochain … Comment te sens-tu d’avoir une nomination pour une deuxième année consécutive pour ce rôle ?
Oh mon dieu ! C’est tellement une chance. C’est tellement le genre de truc qui est difficile à réaliser. Je n’arrive pas vraiment à le croire. Je ne viens pas du tout d’une famille d’artistes; mes parents ne sont pas du tout dans le domaine. Ça fait dix ans que je fais ça. Et aujourd’hui, j’ai la chance de bâtir un personnage et de grandir avec lui. Les Prix Gémeaux, c’est vraiment du bonbon. C’est une reconnaissance d’être nommée parmi tous ces comédiens. Juste, d’être là me remplit le cœur de joie.
Est-ce que tu as l’impression d’y aller pour toi oui, mais aussi pour les autres membres de l’équipe qui ne sont pas nommés ?
C’est sûr ! Il y a des comédiens que j’admire dans «les poules». Je trouve que toute la distribution est excellente. Juste au niveau des personnages de composition, c’est fascinant de voir des gens que je connais se transformer complètement dans des rôles qui peuvent être très loin d’eux. Je les trouve tous tellement remarquables. J’ai l’impression que j’y vais un peu en apportant toute l’équipe avec moi. Je suis tellement bien encadré sur ce plateau. J’avais déjà tourné avant, mais pas une expérience de la sorte et pas un truc aussi prenant sur autant de mois et d’années même. Pour moi, c’est comme une famille. La famille Babin-Bibeau, on est tous enfants uniques. Je découvre une partie de la famille que je ne connaissais pas. Je ne sais pas ce qu’est d’avoir un frère ou une sœur. J’ai l’impression que j’arrive un peu à le comprendre à travers ce rôle.
Même quand j’ai décroché le rôle de Victoria, il a fallu que la saison se termine pour que ça rentre dans ma tête. C’est ça qui est le fun avec Télé-Québec, on a vraiment beaucoup de chance parce qu’ils mettent de jeunes comédiens. Ils vont vraiment chercher de nouveaux visages et ils leurs donnent vraiment la chance de vivre ça. Je trouve ça cool qu’ils prennent des jeunes qui ont l’âge des personnages comme c’est le fun de jouer une réalité qui nous est propre.
Qu’est-ce que la maturité et l’expérience des comédiens a apporté sur le plateau de Comme des têtes pas de poule ?
L’ambiance sur le plateau a toujours été géniale. En même temps, on tourne du jeunesse. C’est léger comme c’est une série aux allures humoristiques. L’ambiance est déjà le fun à la base et on rit. Ce qui a changé, au fil des années, c’est que les dynamiques entre les personnages sont beaucoup plus ancrées. On connaît nos rôles, on prédit davantage nos réactions et on connaît mieux les rapports entre les personnages qui ont évolué.



Dès le jour 1 du tournage de la série, tes partenaires de jeu étaient comme des camarades de classe ou plutôt comme des amis?
Il y a eu une dynamique amicale assez vite. Ça m’a surprise que ce soit dès la première lecture du texte. Quelques-uns d’entre nous se connaissaient déjà, mais cela a créé tellement de belles amitiés.
Qu’est-ce qui t’a donné envie de devenir comédienne ?
J’ai grandi en écoutant Les Argonautes, Passe-Partout et les shows jeunesse de Télé-Québec. Je m’identifiais beaucoup à ces jeunes qui parlaient comme moi, qui avaient mon âge et qui faisaient ce métier. Ça m’a permis de comprendre que c’était possible. Ces émissions nommées précédemment m’ont marqué à tout jamais. J’ai vu Jacques L’heureux tout à l’heure, et j’avais le goût de m’effondrer par terre.
Et aujourd’hui quand je parle au petit frère ou à la petite sœur de mes amis, j’ai l’impression que la culture québécoise est un peu plus délaissée. Netflix prend beaucoup de place. Je trouve ça désolant parce qu’on a tellement de bonnes émissions jeunesse et on a une bonne culture. Je trouverais ça dommage qu’on perde ça.
Admettons que tu irais dans une école primaire, est-ce que tu crois que les jeunes te reconnaîtraient ?
Sincèrement, peut-être pas à Montréal. Je croise parfois des jeunes fans de l’émission dans la rue, et c’est tellement de belles rencontres. Je me souviens à l’époque que quand je croisais des comédiens de séries jeunesse, je trouvais ça fou.

Frédéric Lebeuf | Journaliste & Photographe
Grand passionné de musique rock, metal, metalcore et post-hardcore, Frédéric adore assister à des concerts de ses artistes préférés qui gravitent autour de son palmarès hebdomadaire. Passionné de lifestyle et de télévision, il reste à l’affût pour couvrir des événements de tout genre. Son premier album qu’il a acheté est Americana de The Offspring.

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