Date de sortie : 23 janvier 2026
Genre : Metal
Après l’excellent The Sick, The Dying… and the Dead! (2022), que j’ai vraiment adoré, Megadeth revient pour une ultime sortie.
Cette fois, plus de doute possible : Dave Mustaine a confirmé que ce 17e album studio sera le dernier, destiné à mettre un point final à l’histoire du groupe.
La question est donc inévitable : cet album d’adieu est-il capable de répondre aux attentes immenses des fans ou risque-t-il au contraire de laisser un goût amer ?
L’album final est éponyme, également présenté comme un Farewell LP. Il se compose de 11 titres mêlant le thrash metal emblématique de Megadeth à des influences hard rock plus modernes, avec quelques touches punk.
La production est de nouveau assurée par Dave Mustaine et Chris Rakestraw.
Pour clore le chapitre, Megadeth livre des morceaux rugueux et combatifs, abordant l’importance de ne pas céder aux dérives du pouvoir politique et du capitalisme, tout en dénonçant les discours haineux d’une société de plus en plus divisée.
Les chansons prônent la défiance, l’indépendance d’esprit et l’idée de suivre sa propre voie sans se soucier du regard des autres.
Sans surprise, Dave Mustaine et sa bande reviennent à leurs thèmes de prédilection : la colère, la haine, l’injustice, et ce besoin constant de lever le majeur à ceux qui dominent et méprisent les autres. Une approche fidèle à l’identité de Megadeth, avec en toile de fond cette dualité permanente entre le bien et le mal.
Musicalement, l’album reste solide. Les guitares sont agressives et incisives, portées par des solos puissants échangés entre Dave Mustaine et Teemu Mäntysaari.
La basse sombre et bien en place de James LoMenzo, de retour au sein du groupe, apporte une assise efficace, tandis que la batterie sauvage et précise de Dirk Verbeuren maintient une intensité constante.
La voix râpeuse et marquée par l’amertume de Dave Mustaine reste, elle aussi, bien présente. À noter également la reprise d’un classique de Metallica, Ride The Lightning, clin d’œil chargé de symbolique.
Malgré tout, sans être un véritable fiasco, cet ultime album donne l’impression de regarder davantage vers le passé.
Le metal proposé est nostalgique et très prévisible. Efficace, certes, mais loin du niveau des œuvres qui ont forgé la légende de Megadeth depuis plus de quarante ans.
Suis-je un peu refroidi ? Probablement. La discographie de Megadeth regorge d’albums marquants et mémorables, et celui-ci n’en fait pas partie pour moi.
Trop classique, trop répétitif, cet opus d’adieu manque d’audace et laisse un sentiment de frustration.
Au bout du compte, Megadeth tire sa révérence sur un thrash metal convenu, bien exécuté mais trop mâché pour frapper fort.
Chansons favorites
- Puppet Parade
- Let There Be Shred
- Obey The Call
- Tipping Point
- I Am War

Jocelyn Legault | Critique de disque
Junkie de musique, du classique au métal, Jocelyn explore tous les genres. Son parcours est une playlist explosive : pigiste pour « Le Fléau », « Musimaniax », « Cinémaniax », et chez ARP Média. Actuellement rédacteur en chef de « Pulsations », il fait partie de la grande famille de BP Arts Média depuis mi-mars 2023. Passionné de musique depuis 20 ans, il vous offre un voyage musical délicieusement passionné, avec une touche sarcastique, mais toujours bienveillante. Au plaisir de vous retrouver ici.
