Après avoir sorti son premier album, Chansons tristes pour les gens heureux, en avril, le lancement a eu lieu au Pantoum à Québec, le vendredi 31 mai, avec une ambiance chaleureuse. Les gens, notamment sa famille et ses amis, sont entrés avec leur t-shirt Birdie Veilleux et ils ont pris leur place, que ce soient debout ou sur les chaises qui avaient été placées devant la scène pour l’occasion.
Comme Simon Veilleux, alias Birdie Veilleux, nous a expliqué dans notre dernière entrevue, le spectacle allait être une soirée de contes et de musique. Cette combinaison, ainsi que les décorations de plantes vertes sur la scène, a créé un environnement immersif qui nous a encouragés à nous immerger dans l’histoire de l’album.
Entrevue postérieure
«Je trouvais important de donner un «show» du début à la fin, sans temps mort, où l’auditoire est interpellé à tout moment. C’est important pour moi que le spectateur vive une expérience immersive et multidisciplinaire», a dit Birdie, après le lancement. « En plus, l’histoire est fortement inspirée de faits vécus, alors elle permet aussi d’apprendre à mieux me connaître. »
En effet, tout a coulé de manière fluide et douce. Les chansons purement instrumentales, Intro et Entracte, ainsi que des morceaux qui ne sont pas sur l’album, ont ajouté à l’émotion de l’histoire qui parlait d’un Docteur Clown en crise existentielle. Tombé dans la déprime et dans un état de désespoir, il quitte pour un voyage où il fait une rencontre marquante. Commençant assez sombre, avec l’inclusion de la chanson Violence, mais toujours avec la douceur et une touche d’ humour, les choses sont devenues plus lumineuses au fil de temps. La chanson La vieux sage a conclu le spectacle (avant un rappel qui a fait sourire la salle avec une petite chanson niaiseuse) et tout le monde chantait et tapait des mains à la fin, comme l’ambiance rassembleuse dans la chanson, pour donner l’impression d’être autour d’un feu de camp.
« J’ai écrit le conte graduellement, pendant tout le procédé d’enregistrement de l’album, mais plus intensément durant les huit derniers mois », explique Birdie par rapport au lien entre l’histoire et l’album. « Ça a été un long procédé de travail et de réécriture constante. »
En tant que lancement, le récit d’un conte lui a donné une autre dimension, ce qui gardait la salle captivée. Les gens devant la scène ont chanté fort les chansons de l’album, notamment J’ai peur quand on m’aime, une pièce qui était là depuis le début du projet. Comme Birdie nous a raconté lors de notre entretien avec lui, c’était la réponse de sa blonde à cette chanson, qui lui avait donné la confiance de lancer son projet solo. Vu que la salle était remplie de ses proches, ils ont pu voir l’évolution personnelle ainsi que créative.
Pourtant, le spectacle était également une célébration de collaboration. Les musiciens sur scène étaient Bosko Baker (un ami qui a été une source d’inspiration derrière le conte) qui était assis avec sa guitare, Olivier Amyot-Ladouceur à la contrebasse (lui et Birdie ayant joué régulièrement avec Bosko), Louis-Solem Pérot au violoncelle et à la direction musicale du spectacle (il était aussi à la réalisation de l’album), Olivier Beaulieu à la batterie, et Marie-Noëlle Harvey (son premier professeur de violon) à l’alto. Tous ces gens-là faisaient partie de l’album, donc l’énergie du projet était vraiment présente.
S’il y a une morale à cette histoire, c’est peut-être que, si jamais tu es dans une position difficile et dans la solitude, rassure-toi, il y a quelqu’un quelque part qui te comprend. Souviens-toi aussi qu’il y a toujours l’art pour transformer toutes les émotions en quelque chose de beau.
📸 Léo Moffet

Frankie Rose | Journaliste
Frankie est originaire d’Angleterre et vit maintenant à Québec. Elle est francophone dans l’âme et aime découvrir et promouvoir la langue. En ce qui concerne la musique, elle aime les chansons qui racontent les histoires, que ce soit dans les paroles ou le lien personnel que la musique peut créer.
Photos : Courtoisie
