Pour la première fois depuis le 16 septembre 2018, Beartooth était en tête d’affiche en sol montréalais. Le 20 janvier, le groupe américain a présenté le spectacle de son acclamé disque The Surface, paru en octobre 2023. L’événement s’est déroulé au MTelus devant une salle comble.
Après que des sirènes d’alerte furent retentit dans la salle, Caleb Shomo est arrivé, seul, en chest sur la scène du MTelus. Avant que ses complices musicaux le rejoignent sur scène pour présenter la première pièce Sunshine! – un coup de cœur du public, le chanteur a provoqué l’hystérie en suscitant des réactions des fans.
Des effets visuels
Dès la première chanson, il y a eu des effets de pyrotechnie avec des jets de fumées et des propulsions de papiers. Les spectacles avec des effets de pyrotechnie supérieurs étant plutôt relocalisés à L’Olympia ou à la Place Bell – pour des shows de cette envergure, le groupe a soutiré le maximum possible pour essayer d’en mettre plein la vue aux spectateurs présents.








Un défilé de mode?
Tout au long de la soirée, Caleb a porté différents morceaux (des vestes de couleur blanche, noire ou rose, un gilet transparent ou tout simplement pas). Une chose qui n’a pas changé, c’est l’énergie qu’il a donnée de la première à la dernière minute de son spectacle.
Revenons à la musique !
Le groupe a enchaîné les pièces puissantes en proposant notamment Bad Listener, Disease et Hated. Les musiciens ont proposé Might Love Myself, une pièce qui a leur permis d’atteindre le #1 du palmarès mainstream rock aux États-Unis pour la toute première fois. Durant ce temps, les gens du public se donnaient à cœur joie avec plusieurs personnes (dont un homme-banane) qui faisaient du bodysurfing.








Changement de cap
Durant un solo d’instruments de ses musiciens, Caleb s’est déplacé incognito jusqu’à la console. Bien installé sur une plateforme, il a fait un long discours sur les deux dernières années qu’il a vécues. « Il y a une bonne raison pour que le passé soit du passé. On ne peut pas changer le passé, mais on peut contrôler le présent »; pourrais-je résumer brièvement ce que le chanteur de la pièce The Past Is Dead a dit à la foule.
Après avoir s’être dévoilé comme un livre ouvert, il a joué de manière acoustique le classique Mr. Brightside (des Killers) et Look The Other Way (une chanson méconnue de leur répertoire).
Retour sur scène !
À son retour sur scène, Caleb voulait qu’il y ait de l’électricité dans l’air. Il a callé des wall of death et des circle pit sur The Lines et Devastation. Juste par les titres, c’était clairement approprié.
En toute fin de concert, le système d’alarme d’incendie s’est mis à sonner durant une interaction prolongée avec le public. C’était assez curieux et particulier comme moment. Comme si de rien n’était, les musiciens ont continué leur show durant que les serveurs continuaient de vendre leurs boissons.










Une dernière ride !
Faisant flèche de tout bois, les musiciens de Beartooth ont proposé les succès Riptide et In Between en rappel. Les fans en auraient certainement demandé plus que les 15 chansons proposées. Toutefois, ils sont repartis avec le sourire aux lèvres et avec peu d’énergie dans le corps.

Frédéric Lebeuf | Journaliste
Grand passionné de musique rock, metal, metalcore et post-hardcore, Frédéric adore assister à des concerts de ses artistes préférés qui gravitent autour de son palmarès hebdomadaire. Passionné de lifestyle et de télévision, il reste à l’affût pour couvrir des événements de tout genre. Son premier album qu’il a acheté est Americana de The Offspring.

Helene Dickey | Photographe
Grandie avec de la musique rock et metal toute sa vie, c’est à l’adolescence que la photo prend une place dans sa vie. Diplômée en photographie depuis plus de dix ans, elle a accumulé des centaines de shows dans sa couverture photographique au fil des dix dernières années sans compter de nombreux festivals à travers le Québec.
