Après avoir fait partie d’un événement Osheaga en collaboration avec Aire Commune en 2023, Arielle Roberge sera de retour à l’Esplanade Louvain le 3 juillet dans le cadre d’un spectacle Pop-up gratuit organisé par le festival Cigale.
Le vent dans les voiles, Arielle Roberge se promène de festival en festival cet été. Après avoir performé à Santa Teresa et aux Francos de Montréal, elle sera en prestation, notamment, au Plazapalooza, au Festival d’été de Québec, au festival Le Festif! De Baie Saint-Paul et aux Jardins Gamelin.
Tout juste avant sa participation à l’événement de Cigale, elle a accepté de discuter de son parcours, de son été et de sa passion.
Présente-moi ton parcours musical jusqu’à ce jour.
Depuis que je suis toute jeune, je trippe sur la musique. Mes parents me faisaient écouter du Elvis Presley. Après ça, j’ai commencé à tripper sur l’événementiel et j’organisais des événements. Je voulais aller en musique, mais je n’ai pas opté pour des études en musique.
Quand est venue la pandémie, ça faisait un bout que je regardais pour être DJ. Je me suis acheté une table de DJ une journée après l’annonce du lockdown. J’ai commencé à faire ça dans mon sous-sol par moi-même et je regardais des vidéos. Quand je fais quelque chose, j’y vais à fond. Alors, j’en faisais chaque jour.
J’ai suivi un cours de production de musique électronique en ligne au Toolroom Academy, c’est une école à Londres. Pendant les 12 semaines de formation, on devait faire une chanson en apprenant les étapes pour faire de la musique électronique et on avait du coaching à travers de ça.
Quand l’été est arrivé, j’ai trouvé une résidence (à la Maison Saint-Paul dans le Vieux-Port de Montréal). Après ça, je me suis fait des contacts et j’ai eu de plus en plus de set le fun. C’est vraiment le bouche-à-oreille et les contacts avec des gens de l’industrie qui m’ont amené où je suis en ce moment.
Comment es-tu venue à avoir cette passion pour la musique électronique?
Après avoir aimé Elvis, j’ai aimé la musique disco; Sister Sledge et Donna Summer notamment. Après ça, j’ai commencé à avoir de l’intérêt pour les festivals de musique électronique, mais ce n’était pas nécessairement un style que je me voyais faire avec le gros électro et le dubstep. Je me demandais. « Comment je pourrais mixer le genre de musique que j’aime avec de la musique électronique? » Et c’est comme ça que je suis tombé sur le disco house, un mélange de disco et de house.
C’est quand même un genre qu’on ne voit pas beaucoup dans les festivals. Je pense que ça serait le fun de voir du disco house dans un festival comme l’îLESONIQ. Je n’ai pas vraiment eu de modèle à Montréal de disco house qui m’a donné le goût de faire ça, mais plutôt des artistes européens comme Folamour qui a été une inspiration.
Quelle est ta spécialité musicale ?
Je fais du Nu Disco. C’est un genre de disco house qui a pris de l’ampleur dans les années 2000. Ça s’inspire de la musique house et des morceaux discos des années 70.


Pourrais-tu me parler de ta participation dans le spectacle Pop-up gratuit du festival Cigale ?
Je fais la programmation avec Robert Robert et Marilyne Léonard. D’ailleurs, je suis hyper contente d’en faire partie. Je vais faire deux sets. J’ouvre la soirée (de 17h30 à 19h) et je close la soirée (de 20h45 à 21h45). J’ai vraiment hâte ! C’est un site super le fun !
Tu as un été plus que chargé à l’horizon, parle-moi de ta tournée de festivals qui s’en vient …
J’ai commencé l’été avec Santa Teresa. J’ai également été en prestation dans le dôme de la SAT lors des Francos de Montréal, c’était un moment incroyable dans une salle incroyable. Après Cigale, j’ai Plazapalooza (à Montréal) ce jeudi 4 juillet. Je suis au FEQ le 11 juillet au Manège militaire en première partie de HoneyLuv. C’est la deuxième fois que je ferai sa première partie. J’ai vraiment hâte, ça va être cool ! Par la suite, il y a le Festif. Vers la fin de l’été, je serai en spectacle dans la série Ce soir on danse des Jardins Gamelin avec Miro Chino. Comme à l’événement de Cigale, je vais commencer la soirée et je close après son spectacle.



📷 de Santa Teresa / Marie-Claire Talbot
Est-ce que c’est une formule que tu apprécies d’ouvrir une soirée et de la terminer ?
J’adore ça. Ça me permet d’avoir deux énergies différentes. C’est sûr qu’ouvrir en général, c’est toujours plus difficile. Il y a moins de monde et les gens ne viennent pas nécessairement pour toi non plus. Quand tu termines la soirée, tu peux mettre plus d’énergie.
Quel a été le moment déclencheur qui fait en sorte que tu feras un festival après l’autre ?
Je pense que c’est la soirée Osheaga à Aire Commune l’année dernière puisqu’il y avait beaucoup de monde de l’industrie. J’ai rencontré des gens là-bas sans nécessairement savoir que ça pouvait, un jour, être des gens qui me bookent. Mais honnêtement, je ne sais pas trop ce qui s’est passé … Quand je joue à des endroits, j’aime toujours parler aux gens en leur disant que j’ai aimé y jouer, qu’on pourrait refaire ça ou en prenant tout simplement de leurs nouvelles.
Est-ce que tu as l’impression que ça va un peu trop vite avec les festivals qui s’enchaînent cet été ?
Pour vrai, non. Je trouve ça vraiment cool que ça se passe tout en même temps. Ce sont de belles opportunités, et je sais qui en aura d’autres après. Ce n’est pas parce que je fais toute-là que je n’y retournerai pas.
Est-ce qu’il y a des chansons que tu aimes proposer en spectacle, car tu sais que ça fait toujours lever le public ?
Il y a un artiste qui s’appelle Purple Disco Machine. Il fait des remakes des chansons disco. Il y a une chanson, entre autres, intitulée Praise You. Quand je la mets, tout le monde chante et la vibe est toujours bonne. En général, cette chanson reflète vraiment ce à quoi tu peux t’attendre de mes sets. La chanson originale (de Fatboy Slim) a été vraiment remixée avec des sonorités disco, et c’est cool.
À quoi ressemble la vibe quand tu es sur le stage ? Est-ce que tu es capable de créer des contacts avec les gens du public ?
Je suis très anxieuse et je suis une personne introvertie. Pour moi, c’est un beau défi. J’adore faire ça, mais je réussis quand même à connecter avec les gens. Justement au début c’est toujours un peu mollo et j’attends de voir la réception des gens. Dès que je trouve une personne dans la crowd qui aime ce que je fais, ça va me donner plein d’énergie. Je connecte avec les gens à ma manière. Ça se passe tout le temps bien.
Ce que je propose comme musique est un peu différent de ce qui se fait dans le milieu. Il n’y a pas tant de gens à Montréal qui font du disco house. Alors quand les gens me voient en spectacle, c’est comme de nouveaux sons pour eux. Les gens qui sont moindrement ouverts à la musique vont tripper.
Quand tu es la scène, est-ce que tu as l’impression de dévoiler des parcelles de toi ?
Oui, j’imagine. Je peux malgré mon anxiété et ma timidité, j’intrigue les gens. En même temps, je veux vraiment connecter avec les gens. À ma façon, j’arrive quand même à dévoiler des parties de moi et en même temps à intriguer les gens. C’est ce qui fait que ça marche.
Pour interagir avec les gens, je propose de la musique qui va rester dans mon style, mais que je sais qu’ils connaissent et je baisse le son pour les faire chanter et des trucs comme ça.


Tu es fondatrice du projet Groove Galore, pourrais-tu nous le présenter …
J’organise des événements avec un line-up entièrement féminin pour mettre en lumière le talent des femmes de la scène de musique électronique. Le prochain événement est le 14 juillet au Village au Pied-du-Courant qui mettra en vedette Marica, Chloé Clochette, Lunafhy et moi. En bonus, vous pourrez voir les feux d’artifice du Mexique de près !
Est-ce que tu envisagerais de faire un show avec de la musique francophone question de pouvoir performer durant les Francos sur la programmation régulière ?
Je planifie de sortir un EP. Je ne sais pas quand, mais ça va être dans mes prochains défis. Je veux que ce soit un EP en français. Je ne sais pas encore si c’est moi qui chanterait, mais possiblement.

Frédéric Lebeuf | Journaliste & Photographe
Grand passionné de musique rock, metal, metalcore et post-hardcore, Frédéric adore assister à des concerts de ses artistes préférés qui gravitent autour de son palmarès hebdomadaire. Passionné de lifestyle et de télévision, il reste à l’affût pour couvrir des événements de tout genre. Son premier album qu’il a acheté est Americana de The Offspring.
