Le 16 juillet 2026, Louis Tomlinson, ancien membre de One Direction, était de passage au Centre Bell dans le cadre de sa tournée mondiale How Did We Get Here. Dès les premières notes de Lemonade, la salle s’est transformée en nuage de confettis jaunes. Je me suis demandé pourquoi cette chanson ne jouait pas partout à la radio. Elle a tout d’un hymne estival : une énergie légère et un refrain qui reste en tête.
Louis est arrivé fidèle à lui-même, avec son fort accent du Yorkshire et sa simplicité désarmante. Après avoir salué la foule, il a pris un moment pour parler de la récente défaite de l’Angleterre à la Coupe du monde (oui, le grand amateur de soccer en lui avait visiblement le cœur gros). Il a ensuite lancé une phrase qui m’est restée en tête toute la soirée : « Thanks for bringing me to you! ». Pas merci d’être venus, mais merci de m’avoir amené jusqu’à vous. Une nuance qui en dit long sur sa façon de voir ses fans.
C’est d’ailleurs pendant la pièce Defenceless qu’on a pu en avoir la preuve. Le chanteur britannique s’arrêtait pour lire presque toutes les pancartes des fans et semblait sincèrement touché par ce qu’il voyait. On avait presque l’impression qu’il voulait remercier chaque personne individuellement. C’était vraiment attendrissant.
Puis est venu Night Changes. C’est le moment de la soirée où les décibels étaient à leur plus haut niveau. Pendant quelques minutes, on était de retour à l’époque de One Direction.
Visuellement, le spectacle était réussi : de grands écrans, une scénographie soignée et de magnifiques jeux de lumière accompagnaient chaque chanson. Pourtant, malgré toute cette production, quelque chose semblait retenir Louis. Comme s’il n’était pas complètement à l’aise sur cette immense scène. Était-ce la fatigue ? Le poids d’une tournée ? Ou peut-être cette réalité un peu cruelle que certaines salles de cette tournée peinent à se remplir. Impossible de ne pas y penser et d’y voir une certaine injustice.
Malgré les années, les tournées mondiales et les foules, Louis Tomlinson reste ce petit gars de Doncaster, avec son humour et cette façon sincère de remercier les gens qui continuent de le suivre. Et c’est peut-être ça, sa plus grande force.

Florence Lemieux | Journaliste
Mordue de culture, Florence cultive un intérêt pour la musique depuis un tout jeune âge. Ses goûts éclectiques lui permettent une ouverture d’esprit et sa liste de lecture va dans tous les sens. Elle est également une grande fervente de littérature québécoise et de biscuit aux pépites de chocolat.

