C’est un autre candidat très apprécié du public qui a quitté Star Académie dimanche soir. En effet, le fonceur et déterminé Loïc Trépanier a dû plier bagage après avoir livré avec l’intensité qu’on lui connaît la chanson « Way Down We Go » de Kaleo. Découvrez ce qu’il avait à nous dire au lendemain de son élimination!
D’abord, comment te sens-tu après la soirée d’hier ?
Oh my god, je me sens super bien! Très, très, très belle soirée hier, forte en émotions! On a offert, les trois candidats en danger, de super belles performances. Je ne pourrais pas être plus satisfait du parcours que j’ai pu avoir à l’Académie. J’en ressors la tête très haute et très humble face à tout ça. En fait, c’est une grosse étape, Star Académie. Il y en a qui vivent de la tristesse, il y en a qui vivent de la colère, mais pour ma part, c’est tout simplement de l’empathie. Je suis reconnaissant envers tout le monde, puis je suis très satisfait de mon aventure.
Tu as interprété « Way Down We Go » de Kaleo. Que représente cette chanson pour toi ?
Oh, cette chanson-là représente beaucoup! C’est une chanson que j’ai interprétée à plusieurs reprises en spectacle solo. Les gens ont toujours apprécié. C’est un peu comme ma « Tennessee Whiskey » de Chris Stapleton. Ça a toujours été ma porte d’entrée pour montrer aux gens ma vraie couleur et de quoi je suis capable, ma puissance vocale. Tu sais, chaque personne peut en faire une interprétation différente. Pour ma part, c’est plus une prière. Au-delà de chanter une chanson, c’est plus comme un hymne. Il se passe assez de choses dans le monde, ça va mal, on essaie de nous emmener vers le bas, « Way Down We Go », donc ça représente beaucoup pour moi.


Quelle est ta plus grande fierté par rapport à ton parcours ?
D’être resté moi-même, d’être resté authentique. Je pense que c’est ce que le public et les gens à la maison ont apprécié, mon authenticité et mon honnêteté. Il y en a beaucoup qui vont changer en entrant à l’Académie pour jouer la game, mais au-delà de la game, on est tous la pour la même raison, et c’est pour se rendre le plus loin possible. Il faut rester très humble là-dedans et très authentique, et je suis très fier d’être resté moi-même tout au long de l’aventure. De ce que je vois depuis hier soir rapidement sur les réseaux sociaux, les gens ont bien apprécié!
Parmi les rencontres avec des artistes, quelle est celle ou quelles sont celles qui t’ont le plus marqué ?
C’est sûr qu’il y a James Bay. J’étais censé chanter avec lui, mais L’ORL m’en a empêché. C’est un artiste international reconnu depuis longtemps; c’est un peu une idole de jeunesse. J’ai quand même pu aller sur la scène et jouer de la guitare avec lui. C’est quelqu’un qui, en dehors de la scène, est incroyablement gentil et humain. C’est sûr que j’ai aussi eu des moments forts avec Marc Dupré, Nate Smith, qui est un chanteur country en pleine ascension, Matt Lang, qui est notre fierté québécoise du country-rock-pop, je suis très heureux d’avoir pu travailler avec eux. Mais si je retiens une performance qui m’a beaucoup marqué, c’est celle d’hier avec Lara [Fabian]. D’avoir pu chanter « Ma gueule » avec notre marraine, ça m’a permis de comprendre à quel point Lara est une très grande interprète et une très grande chanteuse. Elle nous envoie son énergie, elle connecte avec le texte, puis je pense que, ça, ça fait vraiment la différence dans notre performance. J’en avais des frissons hier, même en live. On l’avait répétée quatre fois la journée d’avant, mais toutes les fois, c’est toujours le même frisson, toujours la même intensité, toujours la même connexion qu’on a avec Lara. C’est pas mal la performance qui m’a marqué le plus hier!



Peux-tu me parler un peu des liens que tu as créés avec les autres candidats et candidates ?
C’est certain qu’on vient tous de milieux différents, on part tous d’endroits différents, donc c’est sûr qu’au début, c’est des liens qui sont un peu plus étroits, mais on arrive tous à se connecter. On est une très belle cohorte; tout le monde est respectueux l’un envers l’autre. Je pense que c’est ce qui a fait la différence cette année. On est une cohorte qui s’est soutenue et se soutient encore, puis c’est ce qui fait la beauté des variétés tous les dimanches et qui fait ressortir le meilleur de nous.
Tu as passé sept semaines à l’Académie. Peux-tu nous partager ton moment préféré ? Cela peut autant être sur le plan personnel que professionnel.
Au-delà de toutes les mises en danger, les auditions, les invités qu’on a pu recevoir… Je pense que j’ai deux moments forts! Il y a notre lancement d’album. Pour ma part, c’est ma copine et ma mère qui ont pu être là. Très, très, très belle surprise de la part de la production! Ça faisait un mois et demi qu’on était enfermés et qu’on n’avait pas de contact, donc de finalement pouvoir vivre ce lancement-là autour d’un petit tabouret, même si on ne peut pas se parler de tout, juste de les avoir avec nous, de pouvoir vivre ça un peu entre nous avant d’aller dans le bain de foule, c’était un moment très fort et très important. Puis ça n’a l’air de rien, mais le souper de fondue au fromage avec les professeurs a aussi été un très beau moment. On a pu se laisser aller et discuter de tellement de choses. Ça a permis de connecter et de voir les vraies couleurs des professeurs et leur vrai côté humain. C’est facile de chialer dans la vie sur les politiciens, mais on ne voudrait pas être à leur place pour prendre des décisions, puis c’est un peu la même chose de leur côté. Ça a été vraiment très enrichissant comme soirée.



Y-a-t-il des conseils des professeurs qui t’ont davantage marqué, qui pourront te servir pour le reste de ta carrière ?
On a reçu tellement de conseils; je ne pourrais pas tous te les énumérer, mais celui dont je suis le plus fier, c’est d’avoir canalisé mon énergie. C’était le mot d’ordre! Canaliser ses énergies, c’est important quand on veut connecter avec le texte, offrir un beau message au public. Dans mes vieilles habitudes, c’est vraiment ce que j’avais de la difficulté à faire. J’étais un peu trop dissipé sur la scène, mais c’est important de se mettre au neutre et de se connecter à la chanson pour canaliser son énergie et se mettre les deux pieds dans le béton pour donner le meilleur de nous-mêmes. Ça peut faire toute la différence. J’ai aussi été chanceux que Véro [Véronic Dicaire] me transmette toute son expérience et ses conseils au niveau vocal. Je n’utilisais pas vraiment ma voix de façon adéquate. J’ai perdu la voix, il a fallu que je fasse des sacrifices, j’ai dû faire de la réhabilitation après tout ça, puis ça a été une grosse étape pour moi. Je pense que je l’ai fait avec brio; je suis resté toujours ouvert et accueillant envers les conseils qu’elle me donnait. Je retiens que, sérieusement, il faut faire attention à notre voix, même dans le rire et dans l’intensité.
Si tu t’étais rendu plus loin dans l’aventure, quelle autre chanson aurais-tu aimé chanter, partager avec le public ?
C’est drôle que tu me demandes ça parce que, justement, en fin de semaine, j’étais en train de pratiquer plusieurs chansons et j’étais incapable de faire des choix! Je sortais des tounes pour des demi-finales ou des finales, mais il y a tellement de grandes chansons que j’avais mises dans mes listes. Je ne serais pas capable de t’en nommer une (rires)! On en a en français, en anglais… Je pense vraiment que j’y aurais été au feeling, au jour le jour!
Parlons un peu de l’album maintenant! Tu y reprends « Ailleurs » de Marjo en version country. Peux-tu me parler de ta version ?
Marjo a vraiment marqué le Québec, donc c’est sûr que, pour moi, quand on m’a proposé ça, ça a été un honneur de pouvoir interpréter cette chanson-là, surtout en travaillant avec des professionnels comme Marc Dupré et Gautier Marinof. Je n’avais jamais fait de studio, mais je suis très satisfait de ce qui est ressorti comme émotion et comme résultat. Je n’aurais jamais pensé pouvoir faire ma version de cette chanson-là qui a marqué le Québec! J’espère que le public apprécie ma version!
Qu’est-ce que ça te fait de savoir qu’en quatre jours, vous avez déjà vendu 20 000 copies ?
Je suis très surpris, honnêtement, d’apprendre ça! Je suis resté bête parce que, justement, maintenant, avec les plateformes, les gens achètent moins d’albums. Même dans les nouveaux véhicules, il n’y a pas de place pour des CD. De voir qu’il y a quand même un gros engouement pour notre album, ça me rend très satisfait et c’est plaisant à voir. Continuez à acheter des CD et à nous encourager! On a travaillé fort sur ce beau projet-là. Je pense que c’est le plus beau cadeau que les gens puissent nous faire, de l’acheter et de l’écouter, et d’avoir une partie de nous dans leur véhicule ou dans leur maison! C’est très plaisant!
Avec ce que tu as vu des autres candidats et candidates jusqu’à maintenant, qui, selon toi, pourrait gagner Star Académie 2025 ?
Mia! Clairement, Mia Tinayre! Elle a 16 ans… Si elle arrive, comme les profs disent, à canaliser son énergie… Je pense qu’elle l’a fait hier de façon grandiose. C’est une boule d’énergie. Si elle continue de canaliser ça, elle va se rendre très loin. Elle a déjà une très grande carrière qui l’attend, Mia. J’aurais aimé ça, à son âge, avoir la confiance qu’elle a. C’est incroyable; elle est admirable!


Ses deux mots pour décrire l’aventure: enrichissante et reconnaissance. Nous souhaitons le meilleur des succès à Loïc pour la suite!
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Crédit photos: Alexis GR

Samuelle Guimond | Journaliste
Samuelle est une passionnée de musique, de littérature, de télé et de théâtre. Si elle est journaliste pour le média, c’est dans le but de faire briller des artistes d’ici en qui elle croit, principalement à travers des entrevues. Tu pourrais très bien la croiser dans une salle de spectacle aux environs de Montréal!

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