Après avoir accueilli des milliers de festivaliers au cours de sa première journée, le festival Lasso entame déjà son dernier droit avec une deuxième journée tout aussi prometteuse. Ce dimanche 16 août, les amateurs de country pouvaient à nouveau profiter d’une impressionnante sélection d’artistes d’ici et d’ailleurs, prêts à faire vibrer le parc Jean-Drapeau.
Ce sont les femmes qui sont à l’honneur en ce début de journée avec Kalsey Kulyk à 14 h et Just Jayne à 14 h 35, sur les scènes principales, alors que du côté de la scène du Ranch Coca-Cola, c’est un groupe de chez nous qui attire les foules : Blue Ridge Band. Avec deux EP, un album, des chansons à succès et plusieurs nominations et prix remportés au cours des cinq dernières années, Jeremy Plante, Samuel Jalbert-Raymond et Martin Aubin nous font voyager à travers un été qui ne se termine jamais avec des chansons comme Chasing Sunsets, Loving You Is Easy et High On You.
Kalsey Kulyk












Just Jayne






Blue Ridge Band
























De retour sur la scène principale, c’est à nouveau le country du Québec qui est à l’honneur avec le collectif Classe Moyenne, composé de Phil Rxcket, Gab Fredette, Justin Roy et Zach Chico (qui se produisait d’ailleurs en solo sur la scène du Ranch seulement 25 minutes après leur performance). Leur réputation n’est plus à faire… Classe Moyenne est sur toutes les lèvres depuis des mois et fait bouger le Québec comme jamais. Bien que ce ne soit pas un groupe qui compose de la musique purement country, son côté folk traditionnel rejoint réellement les Québécois et amène une ambiance de fin de soirée à gratter la guitare au bord du feu et à se créer des souvenirs pour la vie.
Classe Moyenne











Zach Chico










Lasso, c’est aussi ça. Avec le country qui prend de plus en plus de place sur la scène montréalaise, on apprécie le mélange des genres, que ce soit le country folk, pop, rock ou le new country.
Le collectif en a profité pour inviter des collaborateurs sur scène, soit Trudy et King Melrose, afin d’interpréter la toute nouvelle Lonesome Cowboy et… On est toute pareils. Malheureusement pour Trudy, son micro ne fonctionnait pas lors de son premier passage sur scène. Elle a pu reprendre en venant festoyer au rythme de la chanson éponyme Classe Moyenne, à la fin de leur prestation.
Sur la scène Sirius, la chanteuse Sorrene affichait un immense bonheur de faire partie de la programmation, une joie qui transparaissait pleinement dans sa prestation sur scène.







Sur la scène de la Prairie, c’est ensuite à Jonah Kagen, originaire de la Géorgie, aux États-Unis, de divertir la foule. Avec une sonorité très alternative, Kagen ne cache pas son côté spirituel et indépendant. Vêtu d’un t-shirt et d’une casquette à l’effigie du festival, il interprète entre autres Burn Me, The Reaper et l’excellente Save My Soul. L’artiste avoue adorer jouer ici, car « tout le monde est plus grand et plus beau que moi », ce qui le fait rire et fait rire la foule.
Il poursuit en mentionnant qu’il a l’habitude de dire beaucoup de blagues sur scène, mais comme il a peu de temps pour ce faire aujourd’hui, il désire leur offrir le plus de musique possible. Kagen joue d’ailleurs une toute nouvelle pièce, Don’t Feel Right, précisant qu’il travaille sur son nouvel album qui sortira très bientôt. « Si vous n’aimez pas la chanson, faites-le-moi savoir en me lançant des objets », termine-t-il en éclatant de rire.
Heureusement pour lui, cela ne se produit pas et sa nouvelle pièce est excellente. Krissy et The Roads sont ensuite jouées, avant que Jonah Kagen introduise sa toute dernière pièce : « La prochaine chanson est probablement celle qui vous a menés ici et je vous en remercie, car grâce à vous, je peux faire toutes ces choses typiquement canadiennes ! » L’ambiance devient électrisante alors que les premières notes de God Needs The Devil sont lancées.







On fait ensuite un petit tour à la scène des Sessions SiriusXM pour y apercevoir Joël Vogt, jeune chanteur country québécois émergent. Découvert grâce à Star Académie en 2025, Joël a eu le privilège d’écrire la chanson thème de la série québécoise Indomptables, Libre et vivant, avec Vince Lemire. Cette visibilité a grandement aidé à propulser sa carrière, Vogt ayant justement sorti son tout premier album en juin dernier. À ses côtés sur scène (et dans la vie), la douce Romie est venue chanter avec son conjoint la chanson qu’ils ont composée ensemble : Sous le même ciel.




Un peu plus tôt dans la journée, la chanteuse Lily Fitts se produisait sur la scène de La Prairie.







Pas de pause pour les festivaliers ce jour-là puisqu’à 18 h, c’est le grand retour de Cameron Whitcomb, l’étoile montante du new country. Lors de son passage au festival l’an dernier, il avait été victime de plusieurs problèmes de sonorisation et il était impossible de l’entendre chanter durant près de la moitié de sa performance. Cette année, les étoiles étaient alignées et Whitcomb a offert une performance extraordinaire.
Son arrivée sur scène est marquée par une cascade dans les airs et un « Bonjour, comment ça va ? » en français, tout en entamant la chanson Hundred Mile High. Rapidement, il se débarrasse de son t-shirt qu’il lance dans la foule et enchaîne succès après succès : Options, Bad Apple, Gasoline & Matches, Want For Nothing et The Hard Way, entre autres. L’énergie du jeune chanteur canadien est contagieuse : il s’offre corps et âme en chant, il se laisse posséder par sa musique et ses paroles et ne manque aucune chance d’interagir ou de croiser le regard des spectateurs dans la foule.
Tout juste âgé de 23 ans, Whitcomb reprend le succès phénoménal Teenage Dirtbag du groupe Wheatus, remontant à trois ans avant sa naissance. Pourtant, cette chanson lui colle si bien à la peau qu’on pourrait croire que c’est lui qui l’a composée dans une autre vie.


























À de nombreuses reprises durant sa performance de 45 minutes, l’artiste mentionne à quel point il est heureux et aime sa communauté, qui, elle, lui rend tout cet amour en retour. Aux yeux de notre équipe, Cameron Whitcomb a littéralement volé la vedette du festival cette année !
Il conclut sa performance avec ses populaires Quitter, Kingdom Of Fear et Medusa. Durant cette dernière, il saute dans la foule pour aller chanter et danser avec les spectateurs des premières rangées. Un moment haut en émotions pour tous.
Alors que certains vont faire un tour à la tente de danse en ligne Ford ou se dégourdissent au Repère Lasso avec les différentes activités offertes, d’autres en profitent pour faire le plein d’énergie grâce à la grande offre alimentaire : pizzas artisanales chez Locali, Gaspésie pour des spécialités aux fruits de mer, Jerry pour de la cuisine de rue québécoise ou encore Ca Lem pour les meilleures crèmes glacées et sorbets en ville.
Turnpike Troubadours accompagne les festivaliers durant ce moment, avant de céder la place à Old Dominion, qui en était à son deuxième passage au festival, le premier remontant à la toute première édition de Lasso. Make It Sweet, No Such Thing as a Broken Heart, One Man Band et Memory Lane font partie des chansons jouées durant leur spectacle d’une heure.
Turnpike Troubadours


C’est finalement à 21 h que le populaire groupe rock britannique Mumford and Sons débarque sur les planches, alors qu’une fine pluie couvre le parc Jean-Drapeau. Marcus Mumford, le chanteur, blague d’ailleurs sur la météo en mentionnant qu’ils ont amené la pluie de leur coin de pays avec eux. Run Together, Little Lion Man, The Cave, White Blank Page et Awake My Soul sont quelques-unes des dix-neuf chansons offertes par le groupe. Bien que la pluie se soit intensifiée, elle n’enlève rien à la magie du rappel du groupe, où Here et I Will Wait sont enfin jouées, pour le plus grand bonheur des festivaliers. Le groupe nous laisse d’ailleurs sur des dizaines de feux d’artifice durant cette toute dernière pièce. Un moment inoubliable.
Le festival Lasso sera officiellement de retour en 2027, toujours en format samedi et dimanche, soit les 14 et 15 août. Des billets sont exceptionnellement offerts en prévente pour un temps limité.




Catherine Lévesque | Journaliste
La première question que te posera Catherine en te rencontrant, c’est certainement à propos de musique. Grande passionnée de musique en tout genre, dès son plus jeune âge, celle-ci comprend que c’est à ses yeux, le plus merveilleux des moyens de communiquer. À travers ses mots et en parallèle à sa carrière en intervention sociale, Catherine profite de chaque opportunité pour offrir une belle vitrine à ses artistes préférés et à ses plus récentes découvertes. Tu risques fortement de la croiser dans un concert ici – ou ailleurs sur la planète.

Patricia Duval | Photographe
Passionnée par la musique et les arts depuis son jeune âge, elle a découvert il y a quelques années la passion pour la photographie. Elle carbure aux défis, adore les festivals et capter l’émotion. Elle a une piqure pour le country, si vous voyiez une petite noire dans un pit de spectacle ou en train de courir partout pour s’assurer d’avoir une belle photo, c’est bien elle.
