Patrice Robitaille, Pier-Luc Funk et Magalie Lépine-Blondeau camperont les trois personnages principaux de L’Appel, une nouvelle série originale qui sera offerte sur le Club illico en 2025. La nouvelle fiction, produite par Aetios (Fabienne Larouche, Michel Trudeau) et scénarisée par Luc Dionne, permettra à Julie Perreault de réaliser sa première œuvre en solo.
La nouvelle série de fiction L’appel se penchera sur la guerre entre deux groupes de motards criminalisés qui a fait en sorte que le Québec se trouve plongé en pleine guerre des motards à la fin des années 90.
Pour en savoir davantage sur cette nouvelle production originale, voici des entrevues réalisées avec Patrice Robitaille qui incarnera un enquêteur fictif de l’escouade Carcajou. Tandis que Pier-Luc Funk incarnera Stéphane «Godasse» Gagné, un des plus célèbres délateurs du Québec qui a permis d’arrêter le principal suspect aux commandes des meurtres, Maurice “Mom” Boucher.
Patrice Robitaille
Présente-moi ton personnage.
Ce qu’on m’a dit, c’est que mon personnage est comme la symbiose de quelques enquêteurs. J’ai l’impression que Luc a pris de bonnes histoires et il a mis ça à travers un filtre, et ça a abouti en un individu qui est Sylvain Provencher. C’est un enquêteur à l’escouade Carcajou. Je suis comme un des quatre qu’on va suivre au fil de la série. De ce que j’ai lu, Sylvain est très présent. Il participe à l’arrestation de Mom entre autres. C’est lui qui sera beaucoup en relation avec France Charbonneau (Magalie Lépine-Blondeau). Elle va venir travailler à Carcajou, et il va l’aider.
Qu’est-ce que tu aimes le plus jusqu’ici dans l’aventure ?
Il y a plein de choses que j’adore. Je suis enchanté de retrouver Pier-Luc et Magalie parce que ce sont des acteurs que j’aime beaucoup et avec qui j’ai travaillé. J’aime beaucoup leur talent. C’est le fun d’être avec des gens de cette stature. J’ai bien hâte de travailler avec Julie Perreault comme réalisatrice. Elle était dans ma classe au Conservatoire d’art dramatique de Montréal. Je l’adore. Je la connais depuis qu’elle avait 18 ans. Je trouve que c’est une fille qui a du guts, c’est une fonceuse et j’ai hâte de jouer pour elle.
Est-ce la première fois que tu joues un grand rôle dans un projet de Luc Dionne ?
C’est la première fois que je joue un de ses textes. On s’est manqué à quelques reprises sur des projets que ce soit Luc Dionne comme auteur ou comme réalisateur. Les astres n’étaient pas alignés. Mais cette fois, c’est la bonne. Je suis bien content et j’ai hâte. Je n’ai pas beaucoup travaillé pour Fabienne Larouche et Michel Trudeau, j’ai joué un petit peu dans 30 vies et dans Toute la vie. Un projet de cette envergure, c’est la première fois. Alors, j’ai hâte.


Comment te sens-tu de faire partie d’une série avec quelques épisodes seulement (pour un total de six) ?
Je trouve ça plaisant de jouer dans des séries de six ou huit épisodes. Je trouve ça le fun des séries bien ficelées. Comme spectateur quand je m’enligne pour écouter quelque chose et que je vois qu’il y a quatre ou neuf saisons, ça me tente moins de commencer à l’écouter. Dans des séries à moins longue durée, il y a souvent plus de moyens et c’est plus de la série lourde. Je trouve ça le fun d’être associé à ça.
En sachant que Julie Perreault est une photographe professionnelle de renom, est-ce que tu crois que la direction photographique et l’aspect visuel projeté seront encore plus importants qu’à l’habitude ?
Sans doute. Elle a un œil bien aiguisé. C’est quelque chose qui l’intéresse beaucoup. Je pense que tous ses désirs visuels, elle va les avoir exprimés dans sa préproduction. Une fois sur le plateau, j’ai l’impression qu’elle va se concentrer sur le jeu.
Pierre-Luc Funk
Présente-moi ton personnage.
Je joue Stéphane Gagné qui est le criminel qu’ils ont utilisé pour faire tomber Mom Boucher. Mon personnage se trouve dans une situation où il n’a pas le choix de collaborer avec la justice à cause d’erreurs commises dans le crime organisé. Il s’est retrouvé avec un faux choix soit de collaborer ou de mourir. [..] J’ai hâte de me plonger là-dedans, j’ai hâte de l’observer, j’ai hâte de voir des archives de ce gars-là et j’ai hâte de me plonger dans le travail de préparation pour le rôle.
C’est particulier d’interpréter un délateur qui a existé pour vrai…
C’est la première fois que je joue un personnage qui existe pour vrai. C’est un nouveau défi pour moi. Je suis super content de le faire. J’ai quand même grandi avec la passion des « bio-pics ». C’est vrai, j’incarnais quelqu’un qui existait pour vrai dans 1987, mais c’était juste un ami de Ricardo Trogi. On était loin d’une personne avec lourd passé comme Stéphane. Il y a comme une sensibilité à avoir, mais je pense qu’il faut que ça se place plus comme un outil que comme une barrière de peur.
En plus, tu étais vraiment jeune lorsque l’histoire réelle s’est passée … Donc à chaque lecture et à chaque étape de préparation, tu vas en apprendre davantage sur la vie de Stéphane …
Avant même que la série soit écrite, Luc m’avait appelé. Il voulait me raconter cette histoire-là autour d’un café. Il m’a raconté tout ce qui est arrivé et toutes les anecdotes qu’il savait. Luc est une encyclopédie de ces années-là et de tout ce qui est arrivé dans le crime organisé. C’était tellement intéressant. J’avais hâte de m’imprégner de ces années-là que je n’avais pas connues. De plonger là-dedans m’excite beaucoup.


Incarner un personnage fictif avec un lourd passé criminel, est-ce que ça te fait peur ?
Non, ça ne me fait pas peur. Au contraire, je pense que c’est vraiment plus le fun de jouer quelqu’un avec ce bagage-là plutôt que quelqu’un qui est juste un bon gars et qui n’a pas de sous-couche. Ce sont vraiment des rôles riches en anecdotes et en couches de transparence aussi. Tu joues quelque chose, mais tu es quand même rempli du passé de ce personnage-là. Je trouve ça plus enrichissant.
Comment te sens-tu d’être appuyé par des gens auxquels tu es familier ?
C’est sécurisant, c’est excitant. Malgré le fait qu’on soit amis, ce sont tous des gens que j’admire beaucoup. Patrice, c’est mon idole depuis le jour 1. La première fois que j’ai tourné, c’était avec lui (sur le film Un été sans point ni coup sûr. Je le trouve tellement bon et travaillant. Je l’admire beaucoup. Julie Perreault sera excitée et fébrile de sa première réalisation. Ça va juste faire en sorte qu’on va vouloir tout donner les uns pour les autres. Je pense qu’on va être une équipe qui va se tenir serré. On va plus se « backer » que de jouer du coude. C’est très rassurant d’être avec eux autres.
Magalie Lépine-Blondeau


Julie Perreault


Luc Dionne


Photos d’équipe


