Le Festival Ô Memphré est de retour les 17, 18 et 19 mai 2024 pour sa deuxième édition. Cette année, les têtes d’affiche sont Fredz, La Chicane, et Marc Dupré, avec Meghan Oak, Kermesse, et Fly Jordan aussi dans la programmation.
Situé au parc de la Pointe-Merry de Magog, le festival rassemble les générations et nous rapproche de la nature. Jean-Simon Marchand (celui à l’extrême gauche sur la photo principale), son directeur général et artistique, nous parle des origines et de l’importance des festivals dans la culture québécoise.
Pourrais-tu nous présenter le festival? À quoi les gens peuvent-ils s’attendre s’ils y assistent?
C’est situé à Magog, au parc de la Pointe-Merry, et c’est vraiment un festival qui est axé sur la musique. L’été dernier, on avait les têtes d’affiche comme Ludovick Bourgeois, FouKi, et Vincent Vallières, trois représentations par soir, neuf au total. Cette année, on a Fredz, La Chicane, et Marc Dupré comme têtes d’affiche et on est également concentré sur la musique émergente. Il y aura beaucoup de food trucks et d’activités, en plus de la musique.
Les têtes d’affiche sont très variées dans leurs styles. Pourquoi avez-vous choisi ces artistes en particulier?
C’est notre deuxième année et c’est toujours excitant de bâtir une programmation parce qu’il y a un défi derrière ça. Pour nous, l’objectif est d’offrir une expérience à tout le monde. Pour Fredz, on a cherché beaucoup plus la jeunesse et, pour La Chicane, c’est sûr que c’est plus rassembleur et nostalgique. Avec Marc Dupré le dimanche, on voulait vraiment rejoindre la famille. Ce n’est pas un festival qui est axé sur un style particulier de musique. On veut vraiment chercher tous les styles pour que tout le monde puisse s’intéresser à une soirée.



Le festival est situé au bord du lac Memphrémagog. Alors, est-ce que le paysage fait partie de son ambiance?
La raison pour laquelle on a choisi la Pointe-Merry est parce que c’est magnifique. La scène est bordée de trois côtés par le lac Memphrémagog. Après ça, il y a Mont-Orford. On a aussi le coucher du soleil et le centre-ville à côté du parc. Je pense que notre image de marque est basée sur l’aspect des montagnes, du coucher du soleil, et de l’eau. La manière dont la scène est positionnée sur le site est pensée pour qu’on puisse avoir ce beau visuel. L’année dernière, on a eu des couchers de soleil magnifiques.
Comment est né le festival?
Il y a beaucoup d’événements à Magog et dans la région de l’Estrie, mais Magog n’avait pas de festival de musique. C’est pour ça qu’on a dit, pourquoi ne pas apporter cet événement-là à Magog et donner l’opportunité aux artistes émergents de jouer sur une grande scène, ainsi que de faire vivre notre musique au Québec? On voit beaucoup d’événements musicaux qui incluent d’autres activités, mais, pour nous, c’est vraiment basé sur la musique. C’est tellement de travail, ce projet, autant pour le comité du festival que pour les partenaires et la ville.
Quels sont les plus grands défis quand vous commencez un projet aussi ambitieux qu’un festival?
Il y a beaucoup de défis, par exemple concernant la programmation. En tant que deuxième édition, on est toujours en train de chercher notre identité. En posant des questions comme qu’est qu’on veut comme festival? Il y a toujours des défis parce qu’on veut déplacer le plus de festivaliers possible. On veut que les gens en parlent, qu’ils viennent, et qu’ils aient du fun. Le défi, c’est de faire jaser les gens pour qu’ils soient au courant que l’événement existe.
Qu’est-ce que vous avez appris l’année dernière, vu que c’était la première édition du festival?
L’année passée, on a étudié le marché par rapport aux autres festivals pour établir les tarifs de nos passeports. On s’est rendu compte dans les commentaires après que certains festivaliers et gens de la région ne sont pas venus à l’événement à cause du prix des billets. C’est pour cette raison qu’on a décidé de réduire le prix pour la deuxième année, pour permettre à plus de gens d’accéder à l’événement. Cette année, on souhaite attirer plus de festivaliers pour pouvoir revenir à la troisième édition avec déjà de plus gros projets.
Y a-t-il des choses que vous allez ajouter cette année, auxquelles vous n’avez pas pensé l’année dernière?
C’est surtout au niveau de la programmation et des tarifs des billets. La programmation cette année est axée sur beaucoup plus de shows d’artistes émergents. On n’a qu’une scène. Donc, on veut en profiter. On a plus d’artistes que l’année dernière et ça fait partie de notre réflexion. On veut que le festival soit aussi accessible pour les festivaliers que les artistes. La relève fait partie de nos valeurs.
À ton avis, quelle est l’importance des festivals dans la culture québécoise? Festival Ô Memphré est assez petit, en termes de nombre d’artistes, mais évidemment il fait désormais partie de la saison estivale.
C’est une excellente question. Il y a beaucoup d’événements musicaux au Québec et ils font partie de nos étés. Les gens planifient leurs étés en fonction des festivals. Ces événements font vivre l’économie et génèrent beaucoup de tourisme, en plus de garder notre identité culturelle québécoise. Souvent, les gens qui n’écoutent pas le contenu québécois sur Spotify vont découvrir la musique par les festivals et, après ça, consommer les produits. C’est une roue qui tourne. Je pense que c’est un travail d’équipe entre les festivals, pour faire en sorte que la musique soit accessible pour tout le monde.
Selon toi, y a-t-il des choses qui devraient changer dans la scène musicale québécoise? Si oui, comment penses-tu que le Festival Ô Memphré peut contribuer à ces changements?
En ce moment, on est vraiment concentré sur tout ce qui touche à la musique québécoise. Dans les festivals, c’est souvent les têtes d’affiche américaines qui vont venir. C’est super correct parce que c’est ça que les gens demandent. Finalement, les festivals répondent aux demandes de festivaliers. Notre festival est 100% québécois et je pense que c’est grâce à ça qu’on réussit à encourager et à redonner à la communauté.


Frankie Rose | Journaliste
Frankie est originaire d’Angleterre mais elle est francophone dans l’âme et elle aime découvrir et promouvoir la langue. En ce qui concerne la musique, elle aime les chansons qui racontent les histoires, que ce soit dans les paroles ou le lien personnel que la musique peut créer.
