Tenez-vous bien en haleine puisque la série explosive Dernière seconde, mettant en vedette Catherine Chabot dans le rôle principal, sera catapultée dans le portrait télévisuel québécois dès le 3 avril. Préparez-vous à des flammèches avec cette exaltante production originale ! Les deux premiers épisodes de la série dramatique de Julien Hurteau sera offert aux abonnés de illico+ dès le 3 avril, et un nouvel épisode sera ajouté chaque jeudi sur la plateforme.
Voici nos entrevues réalisées avec Catherine Chabot, Patrick Emmanuel Abellard et Mollie Fillion, ainsi que nos photos du visionnement de presse médiatique qui a eu lieu le 31 mars.


Distribution
Catherine Chabot (Véronique Valiquette)
Comment te sens-tu de faire partie de cette belle aventure ?
Privilégiée, privilégiée, privilégiée. Il y a quelque chose de magique avec cette production. Julien Hurteau et Nathalie Doummar étaient en troisième année au Conservatoire d’art dramatique de Montréal pendant que j’étais en première. Le Conservatoire, c’est les amis. On s’aime depuis longtemps. Patrick Emmanuel Abellard, que je retrouve après La candidate. Emmanuel Schwartz avec qui j’avais fait un projet de théâtre ainsi que la série Hôtel que j’ai faite avec lui. C’est comme si l’on amenait la famille sur le plateau. Il y a quelque chose de vraiment magique et de précieux d’être avec des gens avec qui tu peux avoir une confiance aveugle. C’est vraiment comme un grand filet de sécurité en dessous de tout ça. C’était magique de retrouver des amis et de découvrir des gens aussi qui sont des acteurs de grands talents. La distribution autour de moi m’impressionne.
Présente-moi ton personnage.
Véronique Valiquette, c’est une technicienne en explosifs. Elle est très badass. C’est une fille de terrain. Elle a beaucoup de répartie. Elle est capable de renvoyer quiconque. C’est une fille qui est très directe et qui a un côté rationnel fort sur le terrain. On dit qu’elle a de la glace dans les veines face à la bombe. Dans la vie, elle a un tempérament assez caractériel aussi. Elle est capable d’exploser de son bord. C’est une fille qui a beaucoup de drive. Elle a beaucoup d’expérience, mais elle agit beaucoup par instinct. Elle est très brillante. Je pense que c’est un des espoirs de l’unité. Quand elle devient sergente, c’est sûr que c’est une grosse responsabilité qu’elle va avoir à avoir. C’est un grand défi. Parce qu’au moment où elle devient sergente, il va falloir qu’elle se batte contre Matriochka, qui est un artificier extrêmement dangereux. Un défi auquel elle n’a jamais été confrontée comme technicienne en explosifs. C’est un double défi parce que son équipe va aussi commencer à perdre confiance en elle tranquillement pas vite. Comme ils perdent confiance en elle, elle perd confiance en elle inévitablement. Il faut qu’elle fasse sa tough. Ce qui est beau, c’est qu’on va voir ses failles arriver tranquillement.


Qu’est-ce qui a été le plus grand défi pour toi ?
Le gros défi était d’un point de vue technique, en fait. Premièrement, c’était de porter l’habit. C’était également tout le lexique et tout le vocabulaire autour de ça (les explosifs incendiaires, binaires, etc.). Finalement, c’était le défi émotif comme il y a vraiment une grosse gymnastique des émotions. Je vais dans les dark sides où je ne suis jamais allée.
On te voit porter des prothèses à tes mains dans la série, comment se porte tes mains aujourd’hui ? (rires)
Mes mains vont bien. J’arrivais à la maison avec des vestiges de prothèse, et ma fille n’aimait pas ça. Elle disait « Non maman, ce n’est pas beau ». Elle ne voulait pas que je la colle avec mes mains.
Quelle est ta plus grande fierté?
C’est l’inventivité, l’ingéniosité et la créativité du produit rendu. Julien est fait pour faire des séries d’actions. Il est extrêmement préparé. Avec les moyens qu’on a au Québec, on est capable de faire des séries à grand déploiement.
Quand tu as eu la proposition, qu’est-ce qui t’allumait le plus de tout ça?
C’est la magie de retrouver des gens que j’aime, premièrement. En fait, j’ai toujours rêvé de jouer une policière dans la vie. Pour moi, c’était un cadeau du ciel. Vraiment, c’était un rêve d’enfance. J’étais juste complètement émue et bouleversée par cette proposition-là. J’ai joué ça dans ma carrière d’actrice, je peux mourir en paix. C’était aussi le fait comme comédienne d’aller dans des zones troubles, c’était un défi immense. Je suis fière d’avoir relevé ce grand défi. C’est un cadeau au niveau humain et au niveau professionnel.


En tant que tête d’affiche, comment te sens-tu de prendre des personnages féminins qui sont des femmes leaders?
Je prends ça comme un immense privilège, un immense cadeau de pouvoir jouer différents rôles comme comédienne. C’est rare qu’on ait la chance de jouer ça. Je ne sais pas ce qui en moi fait en sorte que j’ai des rôles de fille avec de la torque, mais je dois en avoir un peu peut-être qui fait que je suis amenée à jouer ce genre de rôle-là. C’est le fun parce que ce personnage-là, il travaille aussi à partir de son cœur. Véronique est très humaine comme Alix Mongeau (La candidate) l’était aussi. Je trouve ça beau qu’on ait des personnages féminins forts, qui sont brillants et qui sont badass. Tout le monde va pouvoir se projeter dans ce personnage parce que ce n’est pas juste des clés de bras qu’elle fait. C’est surtout à travers son cerveau et son humanité, et ça je trouve ça fort.
Si on te dit qu’il y a une bombe quelque part, comment agis-tu?
Je hurle. J’ai peur. J’essaie d’aller me cacher dans un bunker. D’ailleurs, je disais à mon chum qu’il fallait se creuser un bunker. J’ai tellement peur. J’ai du poivre de Cayenne dans ma sacoche. Je barre toutes mes portes. Quand il n’y a personne dans la maison, je laisse les lumières ouvertes. Je suis vraiment quelqu’un de très peureux. Je perds le contrôle total. Je suis le contraire de Véronique là-dessus.
Patrick Emmanuel Abellard (Jacob « Jake » Marcellin)
Présente-moi ton personnage.
Jake, c’est quand même un personnage qui reste un peu plus léger dans sa façon d’être avec les autres. C’est quelqu’un qui est plus orienté vers la technologie. On va souvent le voir avec son iPad. Ses collègues vont souvent lui poser des questions sur des trucs de tech ou pour le robot, ça reste plus de son ressort.
Je dirais qu’on rencontre Jake dans un grand tournant de sa vie vis-à-vis sa job de démineur justement. Il a un nouvel enfant et sa femme s’inquiète pour lui. Avec ses compatriotes des dernières années qui meurent ou qui ont eu des incidents reliés à des explosions, ça fait peur. Sa femme (incarnée par Mollie Fillion) lui dit : « Il va falloir que tu choisisses ta famille ou ton travail. » Ça cause des frictions entre lui et sa femme et ça cause des frictions entre lui et les gens avec qui il travaille, Véro spécifiquement. C’est dans cet univers qu’on le rencontre dans la série.
Même si la série a fait un saut de deux ans dans les deux premiers épisodes, ton personnage n’a pas eu de promotion..
Ce n’est pas quelqu’un qui a l’aspiration de leader cette escouade-là. Je pense que s’il y avait à le faire, puis que sa femme ne lui disait pas quit, il le ferait peut-être. Je pense qu’il est très confortable dans son poste. Ce n’est pas nécessairement quelqu’un de particulièrement ambitieux dans son poste de démineur.
À propos de Matriochka
« Les vrais bomb-techs à qui j’ai parlé font une dizaine, une quinzaine de sorties par année et ils rencontrent une à trois vraies bombes dans toute cette année-là. Matriochka est un ennemi que l’escouade de bombes n’a jamais vu auparavant [puisque les explosions peuvent être très rapprochées]. C’est extrêmement rare qu’un individu fasse autant d’attentats à la bombe, en réussissant de vraies bombes sophistiquées qui fonctionnent, le tout avec un plan avec des fausses bombes [pour détourner ton attention de la vraie bombe] pour te faire exploser. Les bomb-techs ne connaissent pas ça, ils sont dépassés par ce genre de stratagème. Ils ne sont pas habitués à ce genre de sophistication. Je pense que c’est ça qui prend toute l’escouade un peu de court. » – Patrick Emmanuel Abellard.


Comment te sentais-tu avec ce sujet-là d’explosion ?
Ça m’excitait beaucoup quand même. J’ai toujours voulu faire partie de quelque chose qui n’avait pas encore été fait au Québec. C’est vraiment une manifestation, je trouve. Dès que j’ai vu le projet, j’étais complètement emballé. J’étais content d’avoir une excuse pour être au gym tout le temps et de m’occuper de moi, ainsi que de parler aux vrais bomb-tech et de leur poser des questions comme : C’est quoi ton quotidien ? Comment gère-tu ça ? Quel est ton niveau de stress ? Comment vis-tu ça ? Comment ta femme et ta famille vivent-elles avec ça ? C’était vraiment le fun de vivre ce processus.
Quelle est ta plus grande fierté ?
Du côté vraiment personnel, je suis quand même très content de mon développement en tant qu’acteur. Je pense que c’est dans mon meilleur travail, à date, à l’écran. Je sens une vraie maturité dans ma façon de jouer, et ça me rend vraiment heureux. J’y travaille encore. En ce qui a trait à plus professionnellement, je dirais que c’est l’esprit et l’énergie qu’on a créés sur notre plateau. Comme je fais partie du 1-2-3, j’ai perçu le plateau comme étant notre maison où l’on invite les acteurs qui ne sont pas là tous les jours à venir jouer avec nous. Je trouve qu’on a fait un très bon travail d’être un plateau extrêmement plaisant, inclusif, créatif et ouvert. Ce qui me rend vraiment fier, c’est vraiment les liens que j’ai réussi à tisser avec les gens avec qui j’ai travaillé. Je suis content de pouvoir offrir cette œuvre d’art au public.
Si l’on te dit qu’il y a une bombe quelque part, comment agis-tu? Est-ce que ça a changé ta perception ?
C’est intéressant comme question. Je pense qu’en tant que Patrick Abellard, si je vivais une situation où il y avait une bombe, mon seul réflexe serait de sacrer mon camp au plus vite. Je n’ai aucune connaissance réellement technique sur le déminage de bombes. Très franchement, c’est de la poudre d’escampette pour moi. Malheureusement, je ne serais pas très utile. Je rassemble le plus de gens possible que je peux et on s’en va.
Mollie Fillion (Pénélope)
Comment te sens-tu d’avoir participé à l’aventure?
Je suis tellement reconnaissante de faire partie de ce projet-là. Pour moi, c’est un projet qui va changer le cours des séries au Québec. Je trouve que c’est quelque chose qu’on n’a pas en ce moment dans la façon dont elle est réalisée, filmée et interprétée. C’est un mélange d’humour, de vérité et d’émotions. C’est incroyable ! Pour moi, c’est la cerise sur le sundae de pouvoir participer à des séries comme celle-là qui vont marquer le Québec.
Présente-moi ton personnage.
Pour vrai, le personnage de Pénélope, je me suis beaucoup rattachée à ce personnage-là dès l’audition. Autant elle est bienveillante, elle a une force de caractère et elle aime Jake d’un amour infini. Ça fait dix ans qu’ils sont ensemble, ils ont construit leur vie ensemble. Elle est là, elle le soutient, puis elle est contre l’emploi de Jake. Je la comprends parce que si Mollie avait un conjoint qui désamorce des bombes chaque mois, je ne pense pas qu’elle tripperait non plus. Pénélope essaie d’y faire réaliser à quel point c’est un danger, et à quel point elle ne veut pas le perdre pour leur enfant, pour leur vie de couple. Parce qu’ils s’aiment fondamentalement, elle veut son bien. C’est vraiment un personnage que je tiens dans mon cœur. J’ai beaucoup d’empathie, en fait, pour le personnage de Pénélope.
Quelle est ta plus grande fierté?
C’est le travail d’équipe qui a été fait à travers ce projet-là. Dès le début, les propositions étaient acceptées, sinon bonifiées par les autres. C’était vraiment un travail d’équipe, où tout le monde faisait sortir le meilleur des autres. Je pense que ça paraît dans les émissions aussi, il y a cette unicité à travers le rythme de la série et le jeu des comédiens. Tous les décors et tous les costumes, tout a été fait en équipe pour porter ce travail-là. Étant une joueuse d’équipe, j’ai bien aimé travailler sur ce show-là pour ça.



Est-ce que tu as mieux aimé le moment où tu étais enceinte ou le moment où tu étais nouvellement maman?
Surprenamment; je n’ai pas tourné longtemps en étant enceinte, mais c’est lourd une bedaine ! J’ai aimé l’effet fictif que ça a apporté, parce que je n’ai jamais été enceinte. Je ne savais pas trop ce que c’était quoi, et j’ai vraiment aimé ça. J’ai trouvé ça super immersif d’avoir la prothèse. J’ai vraiment trouvé ça super aussi de tourner avec Nygel qui jouait l’enfant à moi et à Jacob.
Comment s’est passée l’expérience avec Nygel?
Ça s’est fait au fur et à mesure, ça a été quand même un bon défi d’aller créer ce lien avec l’enfant. Comme on jouait souvent ensemble, la séparation a vraiment été difficile. J’avais vraiment créé un gros lien avec cet enfant-là. il voulait constamment être dans mes bras. Même à un moment donné, il ne voulait plus débarquer. Quand on arrivait sur le plateau, les parents me mettaient Nygel dans les bras et c’était mon enfant pour la journée. Un coup que le lien a été créé, c’était un lien magique. Je n’avais jamais tourné avec un enfant, avec cette proximité-là avant, et c’est vraiment un beau lien qui se crée.
Si on te dit qu’il y a une bombe quelque part, comment agis-tu?
Je pense que je serais encore plus stressée et angoissée parce que, maintenant, je sais à quoi m’attendre. On sait à quel point une bombe, c’est instable. Il suffit d’un fil ou d’un tremblement pour que tout explose. Effectivement, je serais beaucoup plus stressée de savoir qu’une bombe pourrait arriver à tout moment.
Nathalie Doummar (Bachira al-Sayid)
Bachira al-Sayid a des origines québécoises et syriennes. Elle est la nouvelle recrue de l’équipe et maître-chien de l’unité. Elle a tendance à être effacée, sauf si on lui pile sur le gros orteil. Sa réserve cache un sens de l’humour insoupçonné, une belle humanité, un attachement inébranlable envers son chien Bull, mais aussi une fragilité face au stress répété et une difficulté à établir des relations personnelles, à se confi er, à se révéler. Elle vit seule.
Fonction : Policière-technicienne en explosifs – Unité des PTE.


David Boutin (Normand « Norm » Munger)
Normand « Norm » Munger est un bon vivant, aux tempes déjà un peu blanchies par le stress et l’adrénaline. Il est sergent et patron de l’unité des PTE, mais aussi l’amant secret de Véronique depuis près de deux ans. Il est
techniquement compétent, sait tirer le meilleur de ses troupes, connaît ses faiblesses, est un bon leader, mais devine déjà que Matriochka est bien plus fort et rusé que lui.
Fonction : Sergent de la Police nationale -Technicien en explosifs – Unité des PTE.

Benoît Gouin (Louis McLeod)
Fonction : Sergent retraité de la Police nationale, ex-PTE. / Mentor de Véronique; son ancien patron.

Nico Racicot (Nicolas Casgrain)
Fonction : Inspecteur-chef Police nationale – Crimes majeurs.


Élodie Grenier (Julie Valiquette)
Sœur de Véronique.



Steve Gagnon (Pierre-Yves Mercier)

** Emmanuel Schwartz, Alexandre Goyette, Zakary Auclair, Anna Beaupré Moulounda, Eric Hoziel et Tommy Joubert étaient absents du visionnement de presse.

Frédéric Lebeuf | Journaliste & Photographe
Grand passionné de musique rock, metal, metalcore et post-hardcore, Frédéric adore assister à des concerts de ses artistes préférés qui gravitent autour de son palmarès hebdomadaire. Passionné de lifestyle et de télévision, il reste à l’affût pour couvrir des événements de tout genre. Son premier album qu’il a acheté est Americana de The Offspring.
