Le 8 mars 2026, Bad Omens s’arrêtait à la Place Bell, à Laval, dans le cadre de sa tournée Do You Feel Love. Devant une foule dense et déjà conquise, le groupe mené par Noah Sebastian a livré une performance intense mêlant metal moderne, atmosphères sombres et refrains accrocheurs. Soutenue par les premières parties Beartooth et President, la soirée a rapidement pris des allures de grand rassemblement pour les amateurs de sonorités lourdes et mélodiques.
Un engouement palpable dès l’arrivée du public
Même avant que le public ne s’installe confortablement à son siège ou dans le parterre, de longues files d’attente s’étiraient déjà devant les deux tables de marchandises officielles pour acheter un ou plusieurs articles à l’effigie de leur groupe fétiche. Certains ont même choisi de manquer volontairement la prestation de President et de Beartooth pour l’occasion. Lors de l’entracte entre les deux premières parties, deux personnes m’ont confié avoir attendu entre 45 minutes et une heure dans la file pour mettre la main sur un nouveau chandail.
À l’intérieur de la Place Bell, on sentait qu’il s’agissait d’un véritable sold out, avec des spectateurs éparpillés aux quatre coins de l’amphithéâtre, domicile du Rocket de Laval. La fébrilité était palpable dans l’air, et on devinait que plusieurs personnes assistaient à leur premier concert de Bad Omens.
Une mise en scène digne des grandes tournées
Après que l’équipe technique eut envahi la scène de fumée et qu’une courte vidéo eut été présentée sur les écrans géants, le chanteur Noah Sebastian est arrivé sur scène et s’est placé dos à la foule pour chanter le premier couplet du succès Specter. Au moment d’attaquer le refrain, il s’est retourné et tous les musiciens se sont joints à la fête. Dans cet amas de fumée, des jets de fumée ont jailli, rendant le tout encore plus mystérieux, alors que le groupe jouait avec les contrastes d’ombre et de lumière tout en interprétant cette magnifique pièce.
Sur le morceau suivant, Sebastian a demandé la création d’un premier circle pit dans le parterre. C’est alors que les membres du groupe ont lancé l’un de leurs morceaux les plus percutants, soit Glass Houses. Des jets de feu ont été propulsés, rendant l’expérience visuellement spectaculaire, intense et presque magique.
Une communion totale avec le public
En présentant des pièces telles que THE DEATH OF PEACE OF MIND, Dying to Love, Nowhere to Go et Limits, le groupe a su faire exploser la foule, qui n’en demandait pas moins, et la faire chanter comme dans un véritable karaoké metalcore.
Sans leurs artistes invités sur les pièces The Drain (HEALTH et SWARM) et V.A.N. (Poppy), j’ai senti une légère différence dans leurs interprétations. Celles-ci demeuraient toutefois authentiques et plaisaient visiblement au public.
Après une grosse frénésie non-stop dans le parterre et dans les gradins, on a senti les fans se retenir un peu durant la pièce What Do You Want From Me? et ses sonorités atmosphériques, électroniques et expérimentales. Cette accalmie a toutefois été de courte durée pendant l’interprétation de What It Cost et sa transition progressive vers le classique Like a Villain et son cycle de terreur.
Une finale en apothéose
Ensuite est venu le moment que tout le monde attendait : l’interprétation de leur plus grand succès, Just Pretend. La foule était tout simplement en délire, dans tous les sens du terme, en entendant ce morceau devenu incontournable. Tout le monde était dedans. Tout le monde chantait ! Des jets de confettis ont été projetés dans les airs de la Place Bell en grande finale de la chanson Impose, une composition sortie l’automne dernier.
Après une attente de rappel interminable, Noah Sebastianest revenu seul sur scène, sans micro. Il a invité le public à ne pas faire de bruit et à se concentrer sur lui. Il s’est alors mis à crier à plusieurs reprises « CONCRETE », pendant que la foule répondait « JUNGLE », recréant ainsi CONCRETE JUNGLE, un titre pivot de leur album THE DEATH OF PEACE OF MIND. Tous les musiciens ont ensuite retrouvé la scène et ont tout cassé avec la percutante pièce Dethrone, mettant un véritable point d’exclamation à cette soirée magique et unique.
Après avoir lancé les extraits Specter, Impose, Dying to Love et Left for Good au cours des derniers mois, Bad Omens ne semble pas ressentir de pression pour livrer un nouvel album rapidement. Toutefois, les quelque 10 000 fans présents attendent déjà du nouveau matériel — et un retour en sol montréalais — pourquoi pas au Centre Bell lors de leur prochaine visite.
L’énergie brute de Beartooth sur scène
À son entrée sur scène, le chanteur Caleb Shomo interprétait timidement la pièce Might Love Myself avant que les autres musiciens de Beartooth ne le rejoignent pour présenter ce morceau tiré de leur récent album The Surface. Derrière eux, un grand écran affichait quelques paroles du refrain. Le chanteur encourageait le public à chanter autant que possible tout au long de sa prestation, mais tout particulièrement que tout le monde jump sur la chanson The Lines, parfaite pour créer le meilleur moshpit de la soirée.
Torse nu, Shomo a enchaîné les envolées vocales puissantes sur les titres Sunshine!, You Never Know et The Past Is Dead, tout en interprétant leur toute nouvelle composition Free. Après avoir performé Riptide pour clore le set, le chanteur a reçu des applaudissements nourris. Il a récompensé le public en chantonnant quelques notes avant de quitter la scène.
President lance les hostilités dans une atmosphère énigmatique
Pourquoi ne pas commencer cette soirée heavy metal avec un maître de cérémonie : The President, du groupe President. Derrière son lutrin, le chanteur masqué anglais enchaînait des chansons puissantes avec des morceaux plus mystérieux et atmosphériques.
Le band masqué, formé tout récemment en 2025, a créé le buzz dès son arrivée, se faisant comparer d’emblée au groupe Sleep Token. The President, Heist, Protest et Vice ont su séduire, notamment avec la pièce Fearless (en entrée de bal) et In the Name of the Father (en grande finale). Ils ont aussi proposé le nouveau morceau Angel Wings, paru en février.
Liste de chansons (de Bad Omens)
- Specter
- Glass Houses
- THE DRAIN
- THE DEATH OF PEACE OF MIND
- Dying to Love
- CONCRETE JUNGLE
- Nowhere to Go
- Limits
- ARTIFICIAL SUICIDE
- V.A.N
- Left For Good
- ANYTHING > HUMAN
- What Do You Want From Me?
- What It Cost
- Like a Villain
- Just Pretend
- Impose
- Dethrone *en rappel*
Liste de chansons (de Beartooth)
- Might Love Myself
- In Between
- Doubt Me
- ATTN.
- Disease
- The Lines
- Free
- Sunshine!
- You Never Know
- The Past Is Dead
- Riptide

Frédéric Lebeuf | Journaliste
Grand passionné de musique rock, metal, metalcore et post-hardcore, Frédéric adore assister à des concerts de ses artistes préférés qui gravitent autour de son palmarès hebdomadaire. Passionné de lifestyle et de télévision, il reste à l’affût pour couvrir des événements de tout genre. Son premier album qu’il a acheté est Americana de The Offspring.

