Quand des personnalités jouant leur propre rôle se tournent vers l’Agence Brainsto pour trouver des paroles de chansons, des slogans ou des concepts inédits, ils ne sont pas à l’abri des idées les plus folles en ville. C’est dans cet univers que la nouvelle sitcom Agence Brainstorm se situe. La série, imaginée par LeLouis Courchesne ainsi qu’Isabelle Larivière et réalisée par Alec Pronovost, est disponible en intégralité sur TV5Unis dès maintenant, et elle sera diffusée sur Unis TV en avril.
Dans la distribution principale (les employés de l’Agence), on retrouve Pascale Bussières, Patrick Emmanuel Abellard, Sophie Cadieux, Daphnée Côté-Hallé, LeLouis Courchesne, Étienne Galloy et Olivia Palacci. Voici une entrevue réalisée avec Daphnée Côté-Hallé, interprétant Maxine, pour en savoir davantage sur la série, sur son personnage et sur son expérience.
Présente-moi ton personnage.
Je joue le personnage de Maxine. Elle est un peu la représentante des milléniaux. Elle est une jeune femme début trentaine, très de son époque. Elle est beaucoup dans les revendications d’égalité. Elle pourrait être ce qu’on définirait de «woke», mais elle a un petit peu plus de contradictions. Elle a beaucoup de principes, mais elle les applique juste quand ça l’arrange. Donc, ça la rend attachante. Elle est très rigide, mais on comprend qu’elle est rigide quand ça l’arrange. Il y a des scénarios où elle est vraiment, parfois, c’est un peu la plus normale de la gang, puis parfois, elle est complètement à côté aussi, finalement. On pense qu’elle est normale. Finalement, on se rend compte qu’elle a beaucoup de failles et qu’elle est aussi flyée que le reste des personnages. C’est un genre de femme qui milite. Elle va dire qu’elle achète en friperie, mais elle va magasiner chez Zara.
Comment as-tu interprété ton personnage?
Je suis arrivée à l’audition avec une proposition qui était quand même loin de moi. Parce que je la voyais vraiment comme une fille d’Outremont. Moi, j’ai grandi à la campagne. On est quand même dans deux mondes différents. Elle est très féminine, et un petit peu maniérée. Je ne suis pas ce genre de personne. Donc, je l’ai abordée avec une approche de composition. J’avais le goût de jouer quelque chose de différent de moi. Il y avait quelque chose de haïssable aussi qui est le fun dans Maxine. Elle est tout le temps en train de chialer. Elle est tout le temps en train de dire que ce n’est pas correct. Je me suis dit «Je vais aller chercher un jeu qui est juste un petit peu maniéré, juste un petit peu hautaine, mais pas trop.» C’est vraiment une perfectionniste rigide qui est vraiment dans ses idéaux, qui est dans la performance et qui veut être parfaite.
Dans la série, on me voit dans le brainstorm avec Pierre-Yves Lord et Lou-Pascal Tremblay. Sinon, je suis dans les «side quests» de chaque épisode, sauf deux. C’est un peu la voix de sa génération, soit comment peut-on s’assurer que tout le monde est bien représenté, que tout le monde est à l’aise et qu’on soit empathique avec tout le monde. C’est un peu ça sa mission, je pense, au sein de l’agence. Elle a du caractère. Elle remet souvent Clovis (LeLouis Courchesne) et Martin (Étienne Galloy) à sa place.
Comment tu t’es sentie de jouer dans une sitcom?
C’est vraiment le fun parce qu’il n’y a pas beaucoup de sitcoms au Québec en ce moment. C’est un genre que j’avais toujours rêvé de faire. Le tournage a été un bonheur. C’était vraiment le fun. Ça a super bien été. J’avais déjà travaillé avec Alec Pronovost sur beaucoup de ses projets, on est habitué à travailler ensemble. C’est le fun parce qu’il y avait une belle chimie au niveau de l’équipe. Avec les comédiens, la chimie s’est vraiment faite vite. On n’avait pas beaucoup de jours de tournage. Donc, il fallait arriver vraiment prêt. Tout le monde était hyper préparé. C’est rare que ça arrive et que les acteurs connaissent aussi bien leurs textes. Tout le monde était prêt, volontaire. Comme on n’a pas fait beaucoup de prises, on les fait à fond.


En plus d’avoir créé la série et d’avoir travaillé au niveau des textes, LeLouis était acteur avec vous. Comment ça s’est passé avec lui particulièrement?
Super bien parce qu’on avait la liberté; des fois. Si on avait une idée, on pouvait la lui proposer. Dès qu’on avait des trucs qui marchaient moins bien. Mais avant le tournage, on avait fait des lectures aussi avec tout le monde. On avait déjà testé les textes et tout ça. C’était le fun parce qu’on pouvait rebondir directement sur place. C’est le fun quand tu joues avec un des auteurs. Il y a une petite pression quand même parce que tu te demandes souvent si c’était correct et comme il le désirait. Initialement, il avait participé aux étapes du casting. Je pense qu’il nous avait tous choisis aussi en connaissance de cause. Donc, il savait à quoi s’attendre avec nous.
Est-ce que c’est le fun de jouer des personnages niaiseux qui sont entourés par des personnages niaiseux, mais que vous vous pensiez tous plus intelligents que les autres?
C’est une bonne lecture que tu as de mon personnage parce que c’est vraiment ça. Elle se croit moralement supérieure un peu à tout le monde. Elle est un peu plus intelligente, un peu plus éduquée. Elle a sûrement fait une maîtrise et elle aime bien sûrement le dire. Effectivement, c’est le fun de jouer des personnages qui pensent qu’ils sont les meilleurs. Puis que finalement, ils sont aussi stupides que les autres. Ils ont des failles comme les autres. C’est la dynamique du groupe ensemble qui fait que ce show-là prend son envol et c’est le fun.
Je pense que c’est une série qui joue beaucoup sur les perceptions de comment on se perçoit au sein d’un groupe même et comment on est perçu au final aussi.
– Daphnée Côté-Hallé
Qu’est-ce qui t’a le plus marqué de ce tournage-là ?
La densité des journées et des choses. On tournait dans un même bureau tout le temps. Ça fait qu’il y avait comme un effet de bulle vraiment le fun. On était vraiment dans une bulle pendant 11 jours. On y allait. On ne quittait pas les lieux. On était tout le temps là. Parfois, j’allais voir des prises qui se tournaient même si je n’étais pas dessus parce qu’ils me font rire. C’était le fun. C’est rare que je fais ça, mais on pouvait le faire parce qu’on avait le luxe d’être dans un lieu qui le permettait. Tourner avec Pascale Bussières et Sophie Cadieux, c’était un petit rêve quand même. J’écoutais Watatatow quand j’étais jeune, j’aime beaucoup Sophie. Pascale, c’était la princesse astronaute. Je réalisais un petit rêve de jeunesse quand même en jouant avec ces grandes dames-là.
Artistes invités / Caméos : Catherine Brunet, Lou-Pascal Tremblay, Roxane Bruneau, Arnaud Soly, FouKi, Pierre-Yves Lord, Mona de Grenoble, Claudia Bouvette, Antoine Pilon et Richardson Zéphir.
Quel a été ton caméo que tu as le plus aimé?
Le jeu de société avec Lou-Pascal, c’était tellement le fun à tourner. On a vraiment joué au jeu. On était vraiment enfermé avec l’équipe technique pendant un bon bout de la journée. Donc, il y avait quelque chose de plaisant là-dedans. L’épisode avec Antoine Pilon est vraiment très drôle. Antoine est hilarant, il veut devenir premier ministre juste parce que…


Qu’est-ce qui te rend le plus fier ?
De faire partie de cette belle gang-là. C’est le fun d’être dans un ensemble cast, comme on dit, ou tout le monde a son rôle à jouer. Il y a quelque chose de plaisant dans cette dynamique qui me rend fière. Je trouve que l’humour est vraiment actuel. Je trouve que des fois, ils vont vraiment loin dans des blagues. Même si c’est très incisif, ça reste bienveillant. On n’est pas non plus dans quelque chose de lisse. Je trouve ça le fun d’être dans un projet qui correspond à la télé que moi je regarde, la télé contemporaine de notre génération. Je trouve que c’est le fun de faire un projet comme celui-là.
C’est également d’avoir fait mon rôle de composition, je suis contente d’avoir pu le faire. C’est ce que je voulais. C’était mon défi de l’année dernière quand je suis allée en audition pour faire des trucs qui sont un petit peu plus loin de moi et que je vais pouvoir m’amuser à jouer. C’est vraiment ça que j’ai pu faire avec Maxine. Les textes étaient parfaits pour ça aussi. Je vais dans des zones assez intenses qui sont vraiment loin de moi. Finalement de jouer avec Pascale Bussières, la princesse astronaute, je suis quand même fière de ça.
Si tu avais l’opportunité de donner un mandat à l’Agence Brainsto te concernant que ce soit personnel ou professionnel, ça serait quoi?
Je suis scénariste aussi dans la vie. J’écris en ce moment, je développe des projets. J’aimerais avoir une équipe avec qui je pourrais pitcher des idées, brainstormer des idées et tester des idées. Le but serait d’aller. Quand tu es scénariste, tu es souvent tout seul avec ton ordinateur. J’écris avec mon chum en ce moment, mais on est tout seul dans notre bulle. Ça fait qu’on n’a pas de recul parfois. J’utiliserais ce groupe-là pour aller faire valider des concepts de séries télé et de films ainsi que des projets. Réalistement, ça serait ça. Toutefois, je ne pense pas que j’aurais besoin de faire appel au service de l’Agence Brainsto connaissant l’intérieur avec l’équipe, je ne suis pas sûr que j’ai besoin d’eux.

Frédéric Lebeuf | Journaliste & Photographe
Grand passionné de musique rock, metal, metalcore et post-hardcore, Frédéric adore assister à des concerts de ses artistes préférés qui gravitent autour de son palmarès hebdomadaire. Passionné de lifestyle et de télévision, il reste à l’affût pour couvrir des événements de tout genre. Son premier album qu’il a acheté est Americana de The Offspring.
